Jean-François LeBlanc, président du RÉMI

Le conseiller du district du Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc,... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Le conseiller du district du Lac-Beauchamp, Jean-François LeBlanc, avoue être déçu de la participation à l'assemblée.

Etienne Ranger, Archives Le Droit

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L'assemblée générale annuelle du Regroupement des élus municipaux (RÉMI) pour la démocratie, au cours de laquelle le conseiller gatinois Jean-François LeBlanc en est devenu le président, n'aura attiré que quatre personnes - toutes de l'Outaouais - en fin de semaine, à Montréal.

L'un des premiers objectifs du nouveau président, qui succède à sa collègue et fondatrice du RÉMI, Sylvie Goneau, sera de recruter davantage de membres. M. LeBlanc avoue être « déçu de la participation » à l'assemblée, mais n'y voit pas pour autant un signe de désintéressement.

« On a choisi la date parce qu'on avait une salle gratuite avec la Ligue d'action civique, ce qui nous permettait de ne pas engendrer de frais et d'être dans un endroit central, mais on n'avait pas pensé que tout le monde est dans l'étude des budgets présentement dans les villes », a indiqué l'élu du district du Lac-Beauchamp.

Sylvie Goneau et un autre élu gatinois, Mike Duggan, ont accepté des postes d'administrateurs, tandis que quatre postes restent à être pourvus, idéalement d'ici février, a fait savoir M. LeBlanc. Ce dernier souhaite une représentation de plusieurs régions. L'autre personne présente à l'assemblée était un « membre observateur » de l'Outaouais, a indiqué M. LeBlanc, qui compte sur les rencontres de l'Union des municipalités du Québec et de la Fédération canadienne des municipalités pour discuter avec d'autres élus indépendants et les inciter à joindre le RÉMI.

«Malheureux»

David Price, l'un des élus de Sherbrooke ayant démontré de l'intérêt pour le regroupement, affirme qu'il a « sept ou huit » collègues qui sont mobilisés autour des activités du RÉMI. « C'est malheureux qu'il y ait eu juste seulement quatre personnes, d'autant plus que c'est nous qui avions fait la demande pour que ce soit à Montréal, mais la journée n'adonnait vraiment pas, il y avait beaucoup d'événements chez nous, a fait savoir M. Price. [...] On maintient l'intérêt [envers le RÉMI], mais je pense que les gens vont davantage vouloir s'impliquer après les prochaines élections municipales. »

Quant à Sylvie Goneau, elle se dit « très heureuse » de voir l'un de ses collègues reprendre le flambeau. « Je suis contente qu'on voie encore la pertinence de ce regroupement-là et l'importance qu'il peut jouer pour atteindre l'équité entre les élus », a indiqué la conseillère du district de Bellevue et candidate à la mairie de Gatineau.

Un ancien membre du conseil d'administration provisoire du RÉMI et ancien candidat dans Pointe-Gatineau, Patrick Pilon, a dénoncé sur Facebook l'orientation du regroupement sur la place des citoyens. « Le RÉMI pour la démocratie a du pain sur la planche », a-t-il écrit en dénonçant que les membres n'étant pas des élus municipaux ne pouvaient avoir le droit de vote aux assemblées.

Jean-François LeBlanc dit « comprendre son questionnement » et être ouvert à des changements, mais ajoute qu'il aurait été souhaitable que M. Pilon soit sur place afin de « faire entendre sa voix ».

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