«Villes et villages en santé» toujours pertinent, selon Pedneaud-Jobin

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

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Une lutte pour des environnements sans fumée qui a fait bouger tout le Québec, une commission municipale jeunesse qui a servi de modèle d'un océan à l'autre et un programme de prévention des graffitis qui attire l'attention ailleurs sur la planète sont au nombre des réalisations gatinoises insufflées par le mouvement Villes et villages en santé, qui fête ses 30 ans ces jours-ci.

Cette philosophie basée sur l'entraide, la concertation et la participation citoyenne au sein des villes n'a pas perdu une once de pertinence, trois décennies plus tard, note le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, alors que les solutions à des enjeux aussi complexes que l'itinérance et l'immigration se trouvent de plus en plus entre les mains des municipalités. 

« Avec toutes les compressions faites dans les organismes communautaires et dans le milieu de la santé, la pression n'a jamais été aussi grande pour les villes, indique M. Pedneaud-Jobin. C'est actuellement l'enjeu à court terme. Cette pression s'ajoute à une fiscalité municipale qui elle demeure toujours la même. »

Le maire de Gatineau était invité à participer à une table ronde, mercredi, à Montréal, dans le cadre d'un colloque international francophone des villes et villages en santé de l'Organisation mondiale de la santé. Gatineau (Hull à l'époque) a été une des premières villes à se joindre à ce mouvement, en 1990. « On a fait toutes sortes d'actions à Gatineau qui sont devenues des références avec le temps, explique le maire. C'est encore le cas aujourd'hui. Montréal est d'ailleurs en train de s'inspirer de notre politique de développement social. »

Enjeux

Le débat sur les responsabilités premières des villes n'est pas nouveau. Il revient d'ailleurs périodiquement à la table du conseil municipal de Gatineau. Pour le maire Pedneaud-Jobin, à partir du moment où une situation devient un enjeu pour une ville, elle ne peut plus l'ignorer. 

« Par exemple, l'immigration, lance-t-il. Il y a un certain nombre d'années, c'était moins intense qu'aujourd'hui. Il y avait le bureau régional du ministère de l'Immigration du Québec qui offrait des services, mais il a été fermé. On s'appuie beaucoup plus sur les villes maintenant. La question des réfugiés syriens a aussi amené une pression supplémentaire. En itinérance, on ne peut pas dire qu'on ne s'en occupe pas, c'est nous, la Ville, qui avons le problème. Ce sont des citoyens gatinois qui souffrent. L'enjeu n'est pas de s'en occuper ou non. C'est que notre contribution soit claire et cette contribution doit être la coordination des actions des uns et des autres sur le terrain. C'est un rôle naturel pour les villes. Ensuite vient le débat sur qui doit payer. Celui-là, il n'est pas terminé. »

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