Gatineau songe à monnayer l'utilisation de ses trottoirs

Gatineau pourrait calquer le modèle utilisé par la... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Gatineau pourrait calquer le modèle utilisé par la Ville d'Ottawa, soit d'exiger 20 % de la valeur foncière du terrain occupé, au prorata du nombre de jours d'occupation.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Les tenanciers de bars et propriétaires de restaurants qui installent une terrasse sur le trottoir ou dans la rue quand c'est possible pourraient avoir une mauvaise surprise le printemps venu. La Ville de Gatineau songe à monnayer l'utilisation - gratuite pour l'instant - de ces bouts de terrain dont elle est propriétaire.

Le règlement présenté par le service des biens immobiliers, mardi, toucherait tout le territoire. Gatineau calquerait sa tarification sur celle de la Ville d'Ottawa, à savoir 20 % de la valeur foncière du terrain qui subit l'occupation, au prorata du nombre de jours d'occupation. Le coût pourrait avoisiner 2200 $ pour un été, dans le cas, par exemple, d'une terrasse de 45 m2 installée sur le trottoir de la promenade du Portage. En plus de rapporter de l'argent dans les coffres de la Ville, une telle mesure permettrait d'éliminer bon nombre de tracas administratifs relatifs à ces terrasses, par exemple d'éventuelles poursuites en matière de responsabilité civile.

Mais rien n'est encore joué. Le service des biens immobiliers a concocté cette proposition de règlement sans consulter les tenanciers, ni analyses des impacts d'une telle tarification. À la demande du maire et du conseil, cet exercice devra être fait au cours des prochains mois. 

Les conseillers Cédric Tessier et Jean-François LeBlanc se sont dits préoccupés par une telle mesure qui, selon eux, pourrait agir comme un frein au développement économique dans le centre-ville et dans les autres endroits qui seraient touchés par le règlement. L'administration doit poursuivre son travail afin de documenter ce dossier. Des exemptions pourraient aussi être permises dans certains secteurs. Une proposition plus formelle doit être présentée au conseil ce printemps.

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