Jacques-Cartier: Gatineau fait volte-face

Le citoyen Raymond Mantha souhaitait que la Ville... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le citoyen Raymond Mantha souhaitait que la Ville de Gatineau reporte les discussions du comité consultatif d'urbanisme, dans le dossier des travaux d'aménagement de la rue Jacques-Cartier, afin de laisser Québec faire son travail de vérification.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le service de l'urbanisme de la Ville de Gatineau a fait volte-face, lundi matin, en retirant le dossier des vices de procédure dans les travaux d'aménagement de la rue Jacques-Cartier de l'ordre du jour de la rencontre du comité consultatif d'urbanisme (CCU) prévu en soirée.

Cette décision a été prise à la suite de la publication d'un article du Droit, lundi, révélant que le ministère des Affaires municipales du Québec s'apprête à déclencher une vérification administrative dans ce dossier. Le CCU devait se pencher, en soirée, sur les façons de régulariser cette situation toujours illégale en regard de la loi et de la réglementation municipale sur le patrimoine. 

« J'ai eu une discussion, ce matin, après avoir lu l'article, avec la directrice du module de l'aménagement du territoire et du développement économique, Catherine Marchand, et je lui ai proposé d'attendre les conclusions de la vérification du ministère avant d'aller plus loin dans ce dossier », a fait savoir le président du CCU, Richard Bégin. 

En agissant ainsi, la Ville de Gatineau donne suite aux demandes du citoyen Raymond Mantha, qui disait souhaiter le report de cette discussion, afin de laisser Québec faire son travail de vérification. 

Au début novembre, Le Droit a révélé que l'ensemble des travaux de 43 millions $ sur la rue Jacques-Cartier n'a pas respecté les exigences prévues dans la loi, ainsi que la réglementation municipale sur le patrimoine. C'est la vigilance et l'acharnement de M. Mantha qui ont forcé la Ville à admettre publiquement les vices de procédure dans ce dossier. L'ensemble des travaux de réaménagement aurait dû être soumis au CCU et au conseil municipal pour une approbation en lien avec la protection du patrimoine.

Des travaux ont aussi été faits sur la propriété de l'église Saint-François-de-Sales, à même les fonds publics, sans qu'un protocole d'entente avec la fabrique ait été préalablement signé et autorisé par le conseil municipal.

Le ministère des Affaires municipales a reçu une plainte dans ce dossier, quelques jours après la publication d'un premier article. La plainte a été jugée recevable. Québec a maintenant 60 jours pour faire sa vérification et émettre des recommandations.

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