«Défi identitaire important» à Gatineau

Action Gatineau tenait son Forum « Gatineau, ville culture... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

Agrandir

Action Gatineau tenait son Forum « Gatineau, ville culture et identité » dimanche.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

« La culture et l'identité sont des trames qui vont nous mener à un développement économique beaucoup plus fort », a notamment plaidé la conseillère municipale Mireille Appolon en marge du Forum « Gatineau, ville culture et identité » tenu dimanche par le parti du maire Maxime Pedneaud-Jobin, Action Gatineau.

Quelque 70 personnes ont participé au forum qui s'est déroulé dans le secteur Aylmer. Il s'agissait du 3e forum d'Action Gatineau au cours des derniers mois, des événements publics qui permettent au parti de préparer son programme politique en vue de son congrès du printemps 2017.

Mme Appolon, conseillère du quartier l'Orée-du-Parc, mise, entre autres, sur l'importance d'investir dans les bibliothèques municipales afin qu'elles participent à l'émancipation de la culture et de l'identité gatinoise.

« Nous avons un très grand territoire sur lequel les bibliothèques ont été construites sur plusieurs décennies. Il y a des ajustements à faire. Elles sont coûteuses. Il faut qu'on trouve les scénarios et les budgets, car les bibliothèques sont des lieux de savoir, de rassemblements », a-t-elle expliqué.

Gatineau est confronté à un « défi identitaire important », selon le maire Pedneaud-Jobin.

« Si on veut se faire connaître à l'extérieur de Gatineau, prendre notre place au Québec, il faut que ça soit plus clair ce qu'on a à offrir. D'autre part, on est une ville composée de gens de l'extérieur. Les deux tiers des résidents de Gatineau ne sont pas nés à Gatineau. La culture et le patrimoine sont des façons de donner des racines à ceux qui n'en ont pas beaucoup. Ils peuvent ainsi s'identifier au territoire s'ils le connaissent, et s'ils connaissent son histoire », a expliqué le maire Pedneaud-Jobin, citant notamment en exemple les allumettières, « ces femmes qui ont fait des choses extraordinaires, qui ont amélioré le monde des relations de travail au Canada en fondant le premier syndicat féminin ».

Pour Pauline Bouchard, de l'Association des gens d'affaires et professionnels (AGAP) du Vieux-Gatineau, des regroupements de citoyens comme celui qui veut redonner du souffle à la rue Main aident à la création de l'identité d'une ville, d'un quartier. Elle a aussi indiqué que les organisations communautaires artistiques et culturelles, entre autres, contribuent à développer une fierté, un sentiment d'appartenance et des lieux de rassemblements dans les quartiers, comme c'est le cas au marché Notre-Dame, entre autres.

« Il faut déterminer comment, dans nos anciens coeurs de village, nos anciens centres-ville, on peut garder une identité forte par le biais de la culture. Ce n'est pas de prendre la place d'un autre, mais de gagner la nôtre, se faire reconnaître et devenir des destinations intéressantes. Ainsi, on crée des synergies à l'intérieur de la grande ville », a expliqué Mme Bouchard.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer