«Moi, je l'appuie», affirme Labeaume

Régis Labeaume était l'invité d'honneur du cocktail de... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Régis Labeaume était l'invité d'honneur du cocktail de financement d'Action Gatineau, jeudi.

Etienne Ranger, Le Droit

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin n'en espérait probablement pas tant, mais c'est avec toute une recommandation aux électeurs gatinois que le maire de Québec, Régis Labeaume, est débarqué à Gatineau, jeudi.

« Je pense que Gatineau est chanceuse d'avoir un maire comme Maxime, a lancé le maire Labeaume au cours d'une entrevue avec Le Droit. Ils ne sont pas tous intelligents de même là. Vous n'avez pas idée à quel point il y en a des pas bons. Je ne veux pas me mêler de vos affaires, mais gardez Maxime. Moi je l'appuie. Pour moi, maire de Québec, c'est important d'avoir des collègues comme lui. »

Cette appréciation du maire de Québec envers son homologue de Gatineau serait d'ailleurs généralisée parmi les maires des grandes villes du Québec et du Canada, assure Régis Labeaume. Si Gatineau est une ville plus respectée aujourd'hui c'est en grande partie à cause de son maire, ajoute le maire de Québec. 

« Ça commence toujours par le premier magistrat, dit-il. Maxime est un des leaders des maires au Québec et même au Canada. Tout le monde le respecte. Tout le monde voit en lui beaucoup d'avenir. Maxime, c'est le bon sens, ni à gauche, ni à droite, qui sait compter et qui est généreux en même temps.

Cela explique la présence, jeudi soir, de Régis Labeaume au cocktail de financement d'Action Gatineau où il était l'invité d'honneur. Le parti du maire Pedneaud-Jobin espérait récolter 10 000 $ grâce à cet événement. «Je n'ai pas pris de chance, je suis ici aux frais de mon parti politique, a souligné le maire Labeaume. Les billets d'avion sont payés par l'Équipe Labeaume.» Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) soutient qu'il n'y a rien dans la loi qui empêche un maire de participer à une activité de financement d'un autre maire.

Labeaume n'accepterait jamais les tours Brigil

Un projet comme les tours Brigil serait déjà mort et enterré s'il avait été présenté à Québec, assure le maire Régis Labeaume.

« Construire dans le patrimoine, jamais on ne ferait ça à Québec, jamais on ne permettrait des tours comme ça dans un quartier identifié comme patrimonial, ça ne passerait pas au conseil et ça ne passerait pas dans la population », a lancé le maire de Québec au cours d'une entrevue avec Le Droit, jeudi. Un projet comme ça, on n'en parlerait même plus à Québec. »

En ce sens, il appuie le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, qui refuse de donner carte blanche au promoteur Gilles Desjardins, de Brigil, pour son projet de 400 millions $ dans le quartier du musée. 

« Un maire a le droit de dire non, insiste M. Labeaume. À Québec, je suis moi aussi contre des projets et je le dis, je le dis aux promoteurs que ça ne passera pas. Autant j'ai de l'estime pour les entrepreneurs, autant je ne les laisserais pas faire n'importe quoi. Si tu les laisses faire, ils vont bâtir partout et ils vont défaire tout le profil de ta ville. Il faut être prudent. Ils doivent respecter ce qu'est la ville et son existence. Un entrepreneur, ce n'est pas parce qu'il a de l'argent que tu dois lui permettre de faire n'importe quoi. Souvent, un entrepreneur, ça pense que tout est permis et que la fin justifie les moyens. Tu ne peux pas gérer une ville avec un esprit comme ça. »

Selon le maire Labeaume, la comparaison entre le projet Place des peuples et le projet Le Phare à Québec ne tient pas la route. « Le projet chez nous va se faire parce qu'il est proposé au bon endroit, c'est à l'entrée de la ville et il n'est pas directement dans le patrimoine. » Il dit appuyer le projet Le Phare parce qu'il cadre dans la vision du conseil et de la Ville de Québec.

Le maire Labeaume a profité de son passage à Gatineau pour visiter le projet Zibi, sur les berges de la rivière des Outaouais, qui à son avis est un projet beaucoup plus visionnaire. « Ça, c'est une vision, c'est magnifique, a-t-il lancé. Ça, on sait qu'il y aura beaucoup de collatéraux positifs, ça, ça vaut la peine, mais planter des tours en plein milieu du patrimoine, voyons donc. »

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