Gatineau manque de lieux de mémoire, croit le maire

Louis Riel avait pu se réfugier à Gatineau... (Photo: PC)

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Louis Riel avait pu se réfugier à Gatineau en 1874 alors qu'il faisait l'objet d'un mandat d'arrestation.

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Le maire de Gatineau a surpris les médias avec une capsule historique, mercredi matin, au terme de la rencontre du comité exécutif. Il revenait de la colline parlementaire, à Ottawa, pour commémorer le 131e anniversaire de la mort par pendaison de Louis Riel. Une date qui, selon lui, devrait résonner beaucoup plus dans l'esprit des Gatinois.

Une part des résidents de Gatineau ignore peut-être que certains de leurs prédécesseurs ont joué un grand rôle dans l'histoire du chef métis et fondateur du Manitoba mort en 1885. 

Une cachette pour Riel 

Printemps 1874, Louis Riel est sous le coup d'un mandat d'arrestation. Il est activement recherché par la Police de l'Ontario pour le meurtre, en 1870, de Thomas Scott, un rebelle orangiste qui avait tenté de renverser le gouvernement provisoire dirigé par Riel au Manitoba. 

L'historien et auteur gatinois Raymond Ouimet raconte, sur son blogue, comment des sympathisants de Hull, Pointe-Gatineau, Buckingham et Masson ont protégé Riel en le cachant chez eux. Louis Riel changera souvent de cachette. Quand il sortait, il était toujours protégé par des gardes du corps. Le 7 avril, 500 francophones se rassemblent à Hull pour manifester leur appui au chef métis et député fédéral de la circonscription manitobaine de Provencher. 

Pour le maire Pedneaud-Jobin, il y a lieu de faire une réflexion pour identifier les monuments qui manquent à Gatineau. « Il y a des choses à corriger dans notre paysage toponymique et dans nos lieux de mémoire, dit-il. Il faut absolument le faire. Il serait important d'avoir, par exemple, un monument officiel pour rendre hommage à Louis Riel. C'est la même chose avec les allumettières. Nous avons un boulevard, mais il faut un endroit pour célébrer ce que ces femmes-là on fait pour aider la cause des travailleuses. Elles ont fondé le premier syndicat féminin au Canada. Leur contribution est immense. Il faut des efforts pour reconnaître ce qui s'est passé chez nous et ce qui a contribué à faire de Gatineau ce qu'elle est aujourd'hui. »

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