Finances: Tremblay suggère de «tout rebrasser»

Le conseiller Maxime Tremblay affirme qu'il est temps... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le conseiller Maxime Tremblay affirme qu'il est temps pour la Ville de revoir toute sa structure financière afin de générer de nouveaux revenus.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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La faible capacité de Gatineau à pouvoir financer ses nombreux projets d'investissements, actuellement et au cours du prochain mandat, fait dire au conseiller Maxime Tremblay qu'il est temps pour la Ville de revoir toute sa structure financière afin de générer de nouveaux revenus.

« Nous avons exactement le même jeu de cartes dans les mains depuis 2012, dit-il. On finance nos projets de développement avec les taxes des édifices fédéraux, la commission de révision des dépenses et sur le plan de diversification des revenus développé lors du mandat du maire Marc Bureau, mais là, on plafonne. On arrive au bout de l'exercice. Il faut tout rebrasser. »

M. Tremblay fait ainsi écho aux informations publiées dans notre édition de mardi voulant que la Ville de Gatineau n'aura que 36 millions $ pour réaliser les nombreux projets qu'elle a dans ses cartons, notamment le plan de déploiement des bibliothèques.  

« Il y a toujours eu beaucoup plus de projets que d'argent disponible, rappelle le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Nous rêvons à toutes sortes de choses, mais la situation aujourd'hui n'est pas différente de celle de novembre 2013 alors qu'on avait fait le bilan des projets sur la table qui dépassaient très largement l'argent disponible. Il y a des choix à faire. »

Le maire affirme que beaucoup de travail a été fait entre le monde municipal et le gouvernement du Québec depuis deux ans pour mieux contrôler les dépenses des villes et augmenter leurs revenus. Ce dernier s'attend d'ailleurs à d'autres avancées dans le domaine avec le projet de loi sur l'autonomie des villes qui doit être présenté d'ici les Fêtes par le gouvernement du Québec. « Une part de la solution se trouve là », note-t-il.

L'attrition n'est pas la solution, dit le maire

Le maire de Gatineau n'est pas un partisan de l'attrition dans sa fonction publique pour dégager des économies.

En ce sens, il s'inscrit en faux face à la conseillère et candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, qui estime que la Ville doit établir un plan de réduction de la masse salariale grâce à l'attrition.

Mme Goneau a indiqué, dans l'édition du Droit de mardi, que 162 postes pourraient devenir vacants à Gatineau au cours des prochaines années et que Gatineau doit saisir l'occasion pour en éliminer un certain nombre.

«Je suis tout à fait en désaccord, a réagi le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Notre outil de travail c'est notre personnel et depuis quelques années nous avons fait le choix de ne pas regarder cet enjeux par la lorgnette de la masse salariale, mais par celle de l'organisation du travail. On fait aujourd'hui plus de choses avec moins d'argent. On travaille mieux. Couper dans la masse salariale ce n'est pas une façon durable de régler les choses. Les villes qui font ça finissent toujours par réembaucher des gens dans les années suivantes.»

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