Exclusif

Gatineau en manque d'argent jusqu'en 2022

Le prochain plan d'investissements de la Ville de... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

Agrandir

Le prochain plan d'investissements de la Ville de Gatineau qui s'étendra de 2019 à 2022 ne bénéficiera que d'une somme totalisant 36 millions $.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La capacité financière de la Ville de Gatineau d'ici 2022 sera loin d'être suffisante pour réaliser tous les projets d'investissements actuellement dans les cartons, a appris Le Droit.

Bien des chiffres ont été rendus publics, la semaine dernière, lors de l'étude du budget 2017 de la Ville de Gatineau, mais un important élément de contexte qui aurait permis de mieux situer l'environnement fiscal dans lequel les élus doivent prendre leurs décisions est demeuré à huis clos. 

Le Droit a pu mettre la main sur un document présenté aux élus jeudi matin par la haute direction de la Ville de Gatineau. Basé sur des « évaluations sommaires », ce document révèle que le prochain plan d'investissements de la Ville qui s'étendra de 2019 à 2022 ne bénéficiera que d'une somme totalisant 36 millions $. Cela inclut la totalité des surplus annuels qui doit atteindre 16 millions $ au cours de la même période. 

Cette somme, même en y ajoutant les 9 millions $ toujours en banque pour la réalisation du plan de déploiement des bibliothèques, est insuffisante pour construire la nouvelle bibliothèque Lucy-Faris et agrandir Guy-Sanche, dont les coûts ont été évalués, pour la première fois la semaine dernière, à 60 millions $.

La présentation faite à huis clos aux élus révèle aussi que les coûts de la future bibliothèque centrale sont estimés à 70 millions $. Il est aussi précisé que le futur aréna Guertin nécessitera un investissement municipal de quelque 30 millions $. Cet argent est toutefois déjà disponible ayant été réservé pour la construction du centre multifonctionnel. 

Notons que cela n'a pas d'incidence sur les projets d'entretien des infrastructures, comme le pavage des routes.

Impact sur les services

L'administration prend aussi le soin de rappeler aux élus qu'ils sont aux prises, année après année, avec un déficit structurel qu'ils se doivent d'éponger grâce à des compressions budgétaires et de nouvelles sources de revenus. « D'année en année, les compressions budgétaires risquent d'avoir un impact plus important sur le niveau de service », signale l'administration. 

En ce sens, l'impact budgétaire du futur Guertin, évalué dans le document à 1,9 million $ annuellement, de la bibliothèque centrale, à 2,7 millions $, et des bibliothèques Lucy-Faris et Guy-Sanche, à 1 million $, ne ferait que complexifier la tâche du prochain conseil. 

Invité à réagir, le cabinet du maire Maxime Pedneaud-Jobin a dénoncé ce nouveau bris de huis clos. « Il est tout à fait normal et nécessaire que de prévoir des moments où les élus et les fonctionnaires puissent échanger, a indiqué la porte-parole du maire, Laurence Gillot. Il s'agissait d'un état de situation aux élus en vue des décisions à prendre pour les prochaines années. »

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer