Le leadership du maire remis en question

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin

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C'était jour de bilan, mercredi, à la Ville de Gatineau. Bilan de la réalisation des travaux d'infrastructures prévus en 2016 et bilan de l'avancement des différents projets d'investissements identifiés par le conseil en début de mandat. Des élus parmi les plus critiques du travail du maire Maxime Pedneaud-Jobin n'ont pas raté l'occasion de remettre en question son leadership. D'autres ont conclu que le conseil n'avait tout simplement pas les moyens financiers de ses ambitions.

L'exercice, périlleux à la fois pour le maire et pour la haute fonction publique, en est à sa deuxième année d'existence et donne généralement lieu à de très nombreuses questions de la part des conseillers municipaux. Si la majorité des projets suivent le calendrier établi, certains comme le développement du ruisseau de la Brasserie, l'aménagement de la rue Morin, la gouvernance dans le centre-ville et le marché public de la Fonderie accusent certains retards sur les échéanciers prévus. 

Rien pour inquiéter le maire, même si certains de ces projets étaient au centre de ses engagements électoraux en 2013. « Il y a certains petits délais, mais pas des cas de force majeure, je ne suis pas inquiet ni mal à l'aise parce que ce ne sont pas des problèmes fondamentaux », a-t-il tenu à relativiser.

La conseillère Denise Laferrière offre pour sa part un tout autre son de cloche.  « On tourne en rond dans le centre-ville, c'est déplorable, a-t-elle lancé. On a les pieds dans la mélasse. Quand on veut que les choses avancent, on s'organise pour avoir une bonne gouvernance. J'ai dit, dès le début du mandat, que ça pressait de mettre une gouvernance en place dans le centre-ville et ce n'est toujours pas fait. C'est un problème de leadership politique de la part du maire. Il dit que le centre-ville est important, mais il n'agit pas en conséquence. Il n'est pas vraiment intéressé au projet Place des festivals et envoie Guertin ailleurs. Il s'est pété les bretelles avec AGWÀTÀ et ç'a disparu après une seule année. »

Retard de livraison

Les services des infrastructures et des travaux publics de la Ville de Gatineau ont pris un retard considérable dans la liste des travaux qui étaient au menu en 2016, a révélé un autre bilan. Des 141 projets d'infrastructures adoptés par le conseil municipal et devant être réalisés en 2016, 65 sont réalisés, en chantier ou dont le contrat a été octroyé. Cela représente un taux de réalisation de 51 %.

Cela a fait dire au conseiller Denis Tassé que le conseil n'a visiblement pas les moyens de ses ambitions et que des efforts devaient être investis pour faire une meilleure planification des demandes faites par les élus à leur administration. 

« La responsabilité du conseil c'est de prévoir des choses qui sont réalisables », a ajouté la conseillère Sylvie Goneau.

Le directeur des travaux publics, André Cadieux, a admis que le bilan de son service était « moins reluisant » que celui de l'an passé. « Si on ne fait pas mieux l'an prochain, il y aura des changements à faire tant dans nos façons de faire que dans l'évaluation des effectifs requis pour réaliser les projets », a-t-il affirmé. Le maire a rappelé que des imprévus et des urgences viennent, chaque année, modifier les plans prévus au départ.

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