La sécurité des élèves fait l'unanimité à Gatineau

Peu de sujets font l'objet d'une unanimité autour de la table du conseil... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Peu de sujets font l'objet d'une unanimité autour de la table du conseil municipal de Gatineau lors de l'étude des budgets annuels, mais celui de la sécurité des enfants est sans contredit du nombre. 

Les élus gatinois se sont penchés, mardi matin, sur une dépense de 80 000 $ pour la mise en place, dès la rentrée 2017, d'un projet pilote pour accroître la sécurité autour de cinq écoles primaires de Gatineau. Les écoles retenues par l'administration municipale, en collaboration avec les commissions scolaires, sont Jean-de-Brébeuf, des Tournesols, de l'Escalade, Jean-de-Brébeuf dans le secteur Masson et Lord Aylmer. 

L'argent doit servir, entre autres, à installer 175 nouveaux panneaux indicateurs identifiant clairement que les automobilistes arrivent à proximité d'un corridor scolaire, à faire un marquage de rue plus visible aux abords des écoles et à installer des balises flexibles de ralentissement. 

Pour la conseillère et candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, il s'agissait de l'aboutissement de deux années de travail et de collaboration avec plusieurs partenaires. «C'est un bon début, a-t-elle lancé. Nous devrons toutefois étendre ce projet pilote à toutes les écoles primaires de la Ville. Les besoins peuvent différer d'une école à l'autre. Il y aurait des opportunités pour obtenir du financement auprès des ministères de l'Éducation et de la Sécurité publique.»

La mesure a été saluée par plusieurs conseillers municipaux. «Ça, c'est une priorité, une vraie», a lancé le conseiller Marc Carrière. «Nous ne pouvons pas être contre une initiative comme celle-là», a ajouté la conseillère Louise Boudrias. 

La conseillère, Louis Boudrias... (Archives, LeDroit) - image 2.0

Agrandir

La conseillère, Louis Boudrias

Archives, LeDroit

Pas d'entente sur la stratégie événementielle

La Ville de Gatineau chercher à se doter depuis des années d'une stratégie événementielle digne de ce nom afin de tirer son épingle du jeu dans ce domaine où toutes les municipalités se font la lutte.

Cette stratégie a enfin été présentée publiquement, mardi, mais les élus gatinois ne s'entendent pas sur la façon de dépenser l'argent qui y serait consentie. 

La première partie de la stratégie qui consiste à clarifier le rôle de chacun de services impliqués et à faciliter l'accès aux informations pour les promoteurs a semblé satisfaire l'ensemble du conseil municipal. C'est cependant la dépense de 150 000 $ dès l'année 2017 et de 300 000 annuellement de 2018 à 2020 qui a provoqué une levée de bouclier chez de nombreux conseillers à commencer par Louise Boudrias.

L'administration propose d'utiliser ces sommes pour développer une image de marque et des outils de marketing (30 000 $ la première année) et pour des efforts de communication. De l'argent est aussi prévu pour du démarchage.

«Je ne suis pas d'accord à utiliser de l'argent pour aller chercher de nouveaux événements alors qu'on a de la difficulté à financer ceux qu'on a déjà, a lancé Mme Boudrias. Qu'on utilise d'abord cet argent pour mieux aider les événements à se développer et à grandir, ensuite on verra.»

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est d'accord qu'une réflexion doit avoir lieu sur l'aide qu'accorde Gatineau à ses événements déjà existants, mais il croit que la Ville doit «assumer du leadership» en tentant d'attirer de nouveaux événements, notamment de nature sportive, qui correspondent avec ses caractéristiques et l'image qu'elle souhaite projeter.

Une décision indicative sur cette stratégie doit être prise jeudi. 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer