Des discussions et un brin de tension

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Il y a quelques semaines, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a indiqué que la Ville de Gatineau anticipait clore l'année 2016 avec un surplus budgétaire avoisinant les 5 millions $.

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La hausse des dépenses de 2,3 % prévue au budget 2017 de la Ville de Gatineau, qui devrait s'élever à près de 578 millions $, s'avérera la plus modeste depuis la fusion municipale il y a 15 ans.

C'est l'une des données qui ressortent à l'issue de la première de quatre journées d'étude du budget au conseil municipal de Gatineau, lundi, séance de travail intensive lors de laquelle quelques élus n'ont pas hésité à décocher des flèches au maire Maxime Pedneaud-Jobin, à un an quasi jour pour jour des élections municipales. 

Même si le dépôt d'un projet de loi sur l'autonomie municipale semble imminent à Québec, la prétendante à la mairie et conseillère Sylvie Goneau a profité d'une discussion au sujet de la diversification des revenus pour remettre en doute le leadership du maire Pedneaud-Jobin, le blâmant de ne pas mettre assez de pression pour que Gatineau obtienne sa juste part.

« Le maire [Denis] Coderre, à Montréal, lui il n'attend pas après l'UMQ pour agir. Quand on a un maire qui s'annonce comme une voix forte pour sa ville et qui va revendiquer nos besoins auprès de Québec mais qu'il y a zéro résultat, je pense que c'est un manque de leadership », a-t-elle lancé, quelques minutes après lui avoir ironiquement lancé des fleurs pour ses habiletés de « communicateur hors pair ». 

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La conseillère Sylvie Goneau a remis en doute le leadership du maire Pedneaud-Jobin.

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La conseillère Denise Laferrière abonde dans le même sens, jugeant déplorable que les demandes de la municipalité auprès du gouvernement n'aient toujours pas mené à des résultats tangibles.

« On nous présente les mêmes diapositives d'année en année, simplement avec une mise à jour, et on nous dit qu'on espère que. Sauf que l'espérance n'amène pas de nouveaux revenus, monsieur le maire », a-t-elle dit, ajoutant que les quelque 6 millions $ engrangés par une taxe sur les stationnements et les droits sur les véhicules immatriculés, par exemple, permettraient d'atténuer l'augmentation de la taxe foncière.

M. Pedneaud-Jobin n'a pas répondu directement aux attaques, préférant se dire convaincu que le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, procédera à une annonce sur un nouveau pacte fiscal avant Noël. 

« On a agi, c'est pour ça qu'on se permet d'espérer. Dans l'histoire de la Ville, on n'a jamais été aussi proche d'avoir des réponses tout à fait concrètes à ces demandes-là », affirme-t-il.

Économies

Par ailleurs, la Commission de révision des dépenses et des services, présidée par le conseiller Maxime Tremblay, semble être en voie d'atteindre voire dépasser son objectif de faire des économies récurrentes de 15 millions $ d'ici 2018, la somme de 13,2 millions $ ayant été épargnée ces trois dernières années.

Certains élus comme Louise Boudrias sont revenus à la charge disant qu'il serait grand temps que Gatineau réévalue l'ensemble du panier de services offerts aux citoyens et fasse un examen de conscience sur ses priorités. 

« Il est temps d'aller plus loin, même si on a atteint les objectifs. [...] Je me suis souvent fait approcher par des organismes à but non lucratif qui aimeraient être capables d'offrir des camps de jour à moindre coût aux citoyens parce que ça leur permettrait de se financer, mais ils ne sont pas capables de faire concurrence avec la Ville. Il faut regarder ça. Il y a aussi, par exemple, des fêtes d'enfants offertes dans les bibliothèques. Ce n'est pas le rôle de la Ville d'offrir cela », a-t-elle mentionné, ajoutant que la  municipalité joue dans les plates-bandes des entreprises privées.

Les pourparlers sur les propositions budgétaires se poursuivront jusqu'à jeudi à la Maison du citoyen et c'est à ce moment que les élus rendront leurs décisions finales. Tel qu'annoncé il y a quelques semaines, le conseil municipal doit se pencher sur un scénario de hausse de l'impôt foncier identique à l'an dernier, soit une augmentation de 1,9 % à laquelle s'ajoute la taxe dédiée aux infrastructures (1 %), pour un total de 2,9 %.

L'adoption du budget 2017 est prévue lors de la séance du conseil municipal du 6 décembre.

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