Protéger les journalistes... et la Ville de Gatineau

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est d'avis que les normes doivent... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, est d'avis que les normes doivent être resserrées pour protéger les journalistes et leurs sources, mais il ajoute du même souffle que les organisations publiques comme la Ville de Gatineau doivent aussi avoir les outils pour protéger leurs intérêts.

M. Pedneaud-Jobin n'a pas hésité à citer en exemple la fuite récente d'un document de travail d'une centaine de pages sur le projet du futur aréna Guertin. «Si, par exemple, en pleines négociations avec un partenaire privé, il y a de l'information qui sort et qui peut mettre en danger notre négociation ou l'entente elle-même, je considère qu'il est de mon devoir de protéger la capacité de la Ville à faire son travail. Dans un cas comme ça, il faut pouvoir faire les vérifications nécessaires.»

Il faut aussi faire une importante différence, insiste le maire, entre le droit du public à l'information et les fuites d'informations qui doivent éventuellement être rendues publiques. «Il y a une différence entre quelqu'un qui veut nuire à son organisation et qui met en danger sa capacité à travailler et quelqu'un qui révèle des choses dont l'intention est de les garder cachées, dit-il. Dans le cas de Guertin, il n'y avait pas de danger pour le droit du public à l'information dans la mesure où nous disons déjà que toute l'information sera éventuellement rendue publique.»

Le directeur adjoint de la police de Gatineau,... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 2.0

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Le directeur adjoint de la police de Gatineau, Luc Beaudoin

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La police de Gatineau se défend

La police de Gatineau n'a pas, à la connaissance de son directeur adjoint, multiplié les démarches pour prendre connaissance des appels entre journalistes de la région et ses policiers.

La seule exception, explique Luc Beaudoin, est celle qui a été faite envers le journaliste de TVA Gatineau-Ottawa, Pierre-Jean Séguin.

Mercredi, la station de télévision indiquait que la police avait fait des vérifications après que de l'information ait été coulée. M. Beaudoin a pris l'exemple d'une intervention policière impliquant un homme barricadé. «On parle d'une enquête active, dit-il. Des policiers arrivés sur une scène étaient préoccupés par les médias déjà présents et il fallait s'assurer de la sécurité des policiers. On a regardé les communications pour savoir d'où provenait l'information. C'est un petit groupe restreint qui pouvait avoir l'information.»

Cette semaine, plusieurs journalistes du Québec ont appris avoir fait l'objet de vérifications de corps policiers en ce qui a trait à leurs communications, souvent confidentielles.

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