Médiation et nouveaux moyens de pression en vue à la STO

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Les chauffeurs et employés de l'entretien de la STO prévoient d'autres moyens de pression.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien de la Société de transport de l'Outaouais (STO) dénonce la façon dont la direction présente les plus récents développements liés au processus de renouvellement de la convention collective et s'apprête à lancer de nouveaux moyens de pression.

Dans un bulletin interne publié lundi, la STO rappelle que les parties ont participé à huit journées de conciliation, et affirme que « le 27 octobre dernier, la partie syndicale a choisi de se retirer de la table ». Le document précise aussi que Michel Bibeault, nommé par la ministre fédérale du Travail, doit agir comme médiateur dans le dossier et qu'une rencontre est prévue le 14 novembre.

« Malgré ce retrait de la partie syndicale, la STO demeure toujours disponible pour négocier et confiante d'en arriver à une entente négociée de bonne foi, qui saura satisfaire les employés, les usagers et les contribuables », mentionne l'organisation.

Le président du syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien, Félix Gendron, n'apprécie pas la manière dont les choses ont été présentées par la STO. M. Gendron soutient que la partie syndicale ne s'est pas retirée, et que la rencontre du 27 octobre était simplement « la dernière journée de conciliation prévue à l'horaire ». « Il est donc faux d'affirmer que c'est le syndicat qui a mis fin à la conciliation et qu'il s'est retiré de la table », s'insurge le syndicat.

En ce qui concerne la désignation d'un médiateur pour la suite des choses, M. Gendron affirme que la STO est aussi dans l'erreur, « puisque ce n'est qu'après la fin de la période de conciliation, soit le 13 novembre 2016, que l'identité du médiateur sera connue ». Le syndicat dit avoir demandé, en vain, à la STO de modifier le contenu de son bulletin interne.

« Probablement que l'employeur cherche à nous faire mal paraître », affirme Félix Gendron. 

La STO n'a pas voulu émettre de commentaires à propos de ce dossier.

Deux aspects en jeu

Selon le syndicat, les parties ne se sont toujours pas entendues sur deux éléments centraux, soit les salaires et les horaires de travail. M. Gendron n'a pas voulu entrer dans les détails, ne souhaitant pas « négocier dans les journaux ».

« D'autres moyens de pression » sont toutefois à prévoir à compter de la semaine prochaine, indique le président du syndicat. Sans en révéler la forme, il affirme que le service aux usagers ne sera pas affecté. Les syndiqués portent déjà depuis le début septembre des chandails fluorescents sur lesquels ils dénoncent l'offre patronale, un moyen de pression qui leur a valu des avis de suspension sans solde d'une journée pour avoir refusé de porter leur uniforme.

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