Bégin pointe des failles dans le système

Le président du Comité consultatif d'urbanisme, Richard Bégin... (Etienne Ranger, Archives Le Droit)

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Le président du Comité consultatif d'urbanisme, Richard Bégin

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Le président du Comité consultatif d'urbanisme (CCU) refuse de faire porter le blâme à une personne ou un service en particulier dans le dossier de la rue Jacques-Cartier, mais il admet que des « failles dans le système » ont mené à cet « événement regrettable ».

« Je ne dis pas que c'est correct que l'urbanisme ait échappé ça, lance Richard Bégin, mais le service des infrastructures et le bureau des grands projets auraient dû d'eux-mêmes soumettre le dossier à l'urbanisme et suivre le processus légal. C'est quand même surprenant que des travaux de cette envergure aient été entrepris sans qu'on ait pris la peine d'analyser les aspects patrimoniaux sur un site aussi important. Il y aurait dû y avoir un protocole d'entente entre la Ville et la Fabrique, public et adopté par le conseil. »

LeDroit a tenté d'obtenir les commentaires du maire Maxime Pedneaud-Jobin afin de savoir à quel moment il a été mis au fait du vice de procédure entourant les travaux sur la rue Jacques-Cartier et de l'absence d'un protocole d'entente avec la Fabrique pourtant nécessaire pour permettre à la Ville d'effectuer, à même ses budgets, des travaux sur le terrain de l'église. Malgré notre insistance, le cabinet a indiqué que le maire lirait l'article avant d'offrir tout commentaire sur le sujet. 

Supervision du service des infrastructures

M. Bégin tend à pointer du doigt un « problème malheureux de communication et de connaissance » au sein des services qui doit, selon lui, être corrigé. « J'espère que tout le monde comprend qu'on ne peut pas intervenir dans un site du patrimoine sans que ça passe devant l'urbanisme, dit-il. C'est notre réglementation. C'est la loi. »

Le constat d'une culture corporative de travail en silo a été fait et corrigé entre l'urbanisme et les instances de développement économique, rappelle M. Bégin. En extrapolant un peu, on peut penser qu'une telle culture existe probablement entre le service de la culture et l'urbanisme, ou le service des infrastructures et l'urbanisme, poursuit le président du CCU.  « Il n'y a pas un seul élu qui supervise un tant soit peu ce qui se passe aux infrastructures, note M. Bégin. Ce n'est pas de s'ingérer, mais je suis d'avis que comme à l'urbanisme, il devrait y avoir un comité qui s'implique dans les questions d'infrastructures afin d'assurer un meilleur dialogue entre ce service et les autres, et le conseil municipal. »

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