La Terre-Mère installe ses pénates

La pièce maîtresse de l'exposition horticole MosaïCanada 2017,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La pièce maîtresse de l'exposition horticole MosaïCanada 2017, qui s'amorcera en juillet au parc Jacques-Cartier à Gatineau, a été installée vendredi en présence de plusieurs dignitaires de la région.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La dernière des 78 pièces que compte la Terre-Mère a été installée, vendredi matin, au parc Jacques-Cartier, en présence de nombreux politiciens de la région venus souligner les travaux entourant la présentation de MosaïCanada 2017, à Gatineau.

L'oeuvre phare des Mosaïcultures internationales, « l'ambassadrice », comme elle a été surnommée, passera l'hiver au parc Jacques-Cartier et sera intégrée aux festivités du Bal de neige. Une cinquantaine d'autres sculptures viendront la rejoindre dès le printemps prochain, afin de compléter l'exposition gratuite qui doit attirer à Gatineau près de 800 000 personnes dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Tous les politiciens présents ont tenu à souligner que MosaïCanada sera un « incontournable » des festivités de l'été 2017. Le député fédéral de Hull-Aylmer, Greg Fergus, a mentionné que l'exposition se déclinera en cinq thèmes, à savoir la diversité, l'inclusion, la jeunesse, l'environnement et la réconciliation avec les Premières Nations. 

« Tous les thèmes rejoignent notre histoire et une grande partie de notre histoire est rattachée à celle des Premières Nations, note M. Fergus. Cette histoire n'a certainement pas toujours été rose, mais aujourd'hui, nous regardons cela de manière plus limpide. Nous prenons des moyens pour nous réconcilier avec les peuples autochtones et cet événement est une occasion de regarder vers l'avenir. »

Thème délicat 

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'est même permis quelques phrases en langue algonquine pour signifier sa fierté de pouvoir collaborer avec cette nation dans le cadre des festivités de 2017. 

« C'est parce que c'est un sujet délicat qu'il faut aborder le thème de la réconciliation, a indiqué le maire. Dans les siècles passés, il y a eu des gestes odieux qui ont été posés et les communautés autochtones en vivent encore les conséquences aujourd'hui. De les associer à une célébration comme celle-là était essentiel. »

Pour le premier dirigeant de la Commission de la capitale nationale, Mark Kristmanson, cette collaboration avec les Premières Nations est un « signal important pour l'avenir de la région ». La directrice générale des Mosaïcultures internationales, Lise Cormier, affirme que son équipe travaille étroitement avec des artistes des Premières Nations pour la création des oeuvres qui représenteront l'apport des peuples autochtones. Toute une section de l'exposition leur sera réservée. « On veut un événement positif, dit-elle. Nous nous concentrons sur les légendes autochtones et les enseignements qui en découlent. »

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