Mieux connaître la réalité des immigrants

Des policiers, agents de développement et intervenants de maisons de quartiers... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Des policiers, agents de développement et intervenants de maisons de quartiers de Gatineau suivront sous peu une formation afin d'être mieux outillés pour intervenir auprès des différentes communautés culturelles.

Le comité exécutif a approuvé, mercredi matin, une dépense de 21 000 $ pour cette formation qui sera offerte par le Centre d'apprentissage interculturel, un organisme fédéral qui forme notamment le personnel militaire et de la Gendarmerie royale du Canada.

Pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin, une telle formation est nécessaire, puisque de 10 à 12 % de la population gatinoise est issue de l'immigration, a-t-il souligné. « Ça amène toutes sortes de défis dans les relations interpersonnelles quand on intervient, [...] et ces formations-là servent à mieux connaître la réalité des immigrants. »

Pas de profilage racial

M. Pedneaud-Jobin note que la formation n'a pas pour objectif d'éliminer des pratiques de profilage racial, puisqu'il n'y a pas « ce genre d'attitude » à Gatineau, dit-il. « Les policiers agissent en fonction de la menace appréhendée ou de la réalité sur le terrain, indique-t-il. [...] Les formations qu'on donne, c'est vraiment pour approfondir notre connaissance de l'autre et des différentes cultures qui sont présentes sur notre territoire, et je pense que ce sont des formations qui sont nécessaires dans une ville comme la nôtre. »

La formation en « efficacité interculturelle » sera offerte à quatre agents de développement, à 15 intervenants de maisons de quartiers et à 15 à 20 policiers de Gatineau. « Dans un deuxième temps, un programme-cadre municipal de formation sera développé, afin de former des formateurs au sein des employés qui pourront par la suite former un grand nombre d'employés à moindre coût dans leur milieu de travail respectif », a indiqué le service de communications. Le programme pourra notamment être utile lors de vagues d'immigration, comme ce fut le cas avec les réfugiés syriens.

Le maire a par ailleurs soulevé l'idée d'offrir également une formation pour les employés devant intervenir auprès des populations autochtones. « On ne voit pas, au moment où on se parle, de problématique particulière, on n'est pas interpellé par des plaintes, mais on sait qu'on a une proportion importante d'autochtones sur le territoire. »

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