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Projet controversé dans Limbour: les opposants font plier le conseil

«Il y aura des ponts à rebâtir, mais... (Archives, LeDroit)

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«Il y aura des ponts à rebâtir, mais je suis optimiste qu'un consensus pourra être trouvé», soutient le conseiller du district Limbour, Cédric Tessier.

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Les opposants au projet immobilier du promoteur Christian Brunet dans le quartier Limbour ont finalement fait plier le conseil municipal qui s'est résigné, mardi, à retirer le règlement de changement de zonage nécessaire à la construction d'immeubles pouvant aller jusqu'à quatre étages sur la rue Limbour, près du chemin des Érables.

À la majorité, les élus ont donc accepté, après avoir refusé déjà trois fois, de se ranger derrière le conseiller du quartier, Cédric Tessier, qui s'est toujours opposé au projet. Le 14 septembre dernier, 139 citoyens ont signé un registre pour la tenue d'un référendum sur la  modification au zonage. Les opposants avaient besoin de 52 signatures pour exiger la tenue d'un référendum. 

La conseillère Louise Boudrias a toutefois demandé le vote sur cette résolution. Selon elle, la Ville prend une décision qui est uniquement basée sur l'avis de citoyens mécontents. Cette dernière a obtenu l'appui de son collègue Jocelyn Blondin qui aurait préféré que le conseil laisse aux 411 citoyens habilités à voter dans ce secteur le loisir de se prononcer. Le conseiller Maxime Tremblay a rétorqué que le promoteur avait la possibilité d'aller chercher les signatures de 206 citoyens afin de bloquer la demande de référendum, mais qu'il n'en avait recueilli que 134. En ce sens, les gens favorables au projet n'ont, selon lui, pas été suffisamment nombreux pour empêcher les opposants de bloquer la construction et le conseil se devait d'en tenir compte. 

Médiateur

M. Tessier, appelle maintenant le promoteur à négocier avec les résidents afin de trouver un terrain d'entente. « Je dis depuis le début que la seule solution dans ce dossier c'est une négociation entre les citoyens et le promoteur, a-t-il répété. Le promoteur semble maintenant ouvert à cette possibilité [revoir son projet]. Je propose d'engager une modératrice pour mener les échanges avec mon fonds discrétionnaire. »

M. Tessier a refusé d'indiquer ce qui selon lui serait acceptable comme projet domiciliaire dans ce secteur. « Ce que je souhaite c'est une ouverture des deux côtés et une discussion honnête, a-t-il précisé. C'est avec les citoyens que le promoteur doit négocier, pas avec moi. Il y aura des ponts à rebâtir, mais je suis optimiste qu'un consensusw pourra être trouvé. » 

Le promoteur s'est dit déçu que son projet soit bloqué ainsi par ce qu'il juge être un petit nombre de personnes, mais il confirme qu'il est ouvert à revoir son projet dans les mois à venir et de travailler avec le médiateur proposé par le conseiller Tessier.

Les pitbulls en sursis jusqu'en novembre

La SPCA de l'Outaouais recommande au conseil municipal de ne pas bannir les chiens dangereux de son territoire, mais plutôt de renforcer la réglementation déjà en place qui est, selon l'organisme, suffisamment bien encadrée pour permettre d'assurer la protection du public. 

L'organisme a rencontré, de manière informelle, les élus gatinois, mardi, afin de partager avec eux la position qu'il véhicule dans le dossier. Le président de la commission de la sécurité publique, Jocelyn Blondin, affirme toutefois que la recommandation de sa commission est déjà déterminée. Ce dernier se dit toujours personnellement en faveur du bannissement des chiens dangereux sur le territoire de la Ville. Il précise qu'une présentation publique doit avoir lieu à ce sujet à la fin du mois de novembre. 

« Il est plus coûteux de bannir, notamment à cause des clauses grand-père qui font se multiplier les interventions et les plaintes, indique France Dubois, directrice générale de la SPCA Outaouais. Nous avons déjà un bon règlement à Gatineau. Il suffit de le renforcer. Ça sera suffisant pour éliminer les mauvais propriétaires et les chiens agressifs. »

À la fin du mois de septembre, la Ville de Montréal a adopté un règlement interdisant tout nouveau pitbull sur son territoire et qui oblige les propriétaires actuels à se plier à une série de règles de sécurité. Il a été suspendu moins de 24 heures après son adoption par la Cour supérieure du Québec. La Ville de Montréal est présentement en appel de cette décision.

Fin de la chasse à la source dans le dossier Guertin

Devant l'impossibilité de trouver le coupable de la fuite du document de 110 pages au 104,7 FM concernant le futur aréna Guertin, il y a deux semaines, le maire de Gatineau a fait savoir, mardi, que l'enquête qu'il avait confiée au président du conseil municipal, Daniel Champagne, était terminée. «On a eu des discussions avec M. Champagne, a indiqué Maxime Pedneaud-Jobin. On a fait des vérifications, mais le document était accessible à énormément de gens et en ce sens, c'est assez difficile d'avoir un avis clair quant à savoir d'où cela a pu sortir».

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