Chemin des érables: le projet controversé revient au conseil

Le terrain du projet controversé est situé entre... (Martin Roy, Archives LeDroit)

Agrandir

Le terrain du projet controversé est situé entre la rue Limbour et le chemin des Érables, à Gatineau.

Martin Roy, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Le conseil municipal de Gatineau se prononcera cette semaine sur le retrait du changement au règlement de zonage qui avait été adopté le 30 août concernant le projet de développement domiciliaire du promoteur Christian Brunet dans le quartier Limbour.

L'entrée en vigueur du règlement de zonage avait été bloquée au mois de septembre lorsque 139 personnes s'opposant au projet ont signé le registre pour la tenue d'un référendum sur la modification de zonage, qui permettrait la construction d'immeubles pouvant aller jusqu'à quatre étages. Le promoteur a dans ses plans la construction d'une centaine de logements dans le secteur de la rue Limbour et du chemin des Érables.

Le conseiller municipal du district de Limbour, Cédric Tessier, a indiqué que les deux seuls choix que le conseil municipal peut prendre sont d'aller en référendum ou de retirer le projet de règlement. Il a indiqué que la requête de M. Brunet de demander une dérogation au ministère des Affaires municipales pour que soit tenue au printemps le référendum ne sera pas considérée par les élus gatinois puisque, en vertu de la loi, le plébiscite en question doit avoir lieu au mois de décembre.

Le ministre possède un pouvoir de dérogation pour des cas de forces majeures, et ce dossier n'est pas un cas de force majeure, a précisé M. Tessier.

« C'est comme si je demandais au ministre de retarder mon élection parce que je pense que j'ai plus de chances de gagner au printemps qu'à l'automne. Ça ne marche pas comme ça en démocratie », a plaidé M. Tessier, précisant que les règles veulent qu'un référendum se tienne dans les 120 jours suivants l'adoption de la version finale du projet par le conseil, ce qui a été fait à la fin du mois d'août.

« Il pense qu'il n'a pas de chances de gagner au mois de décembre, et je suis d'accord avec lui. Il pense qu'il a peut-être des chances de gagner au mois de mai. Je n'en suis pas vraiment convaincu. On ne peut pas changer la date d'un scrutin pour favoriser une partie ou une autre. Ça ne fonctionne pas comme ça en démocratie. Il n'y a aucune chance que le ministre accepte cette demande, et comme ville nous aurions l'air fou de faire une telle demande. Elle n'a donc pas été considérée », a continué M. Tessier.

Pas de tribune

Christian Brunet a recueilli une pétition de 134 signatures en soutien de son projet. Le porte-parole du promoteur, Alexandre Marion, croit que d'étendre le délai de prescription pour que le référendum ait lieu à une date ultérieure permettrait à tout le monde de s'expliquer sur le projet, tant ceux qui sont pour que ceux qui sont contre.

« À l'heure actuelle, la grosse problématique est qu'on a fait peur à tout le monde avec un changement de zonage, a souligné M. Marion. M. Brunet n'a pas eu de tribune pour présenter son projet ».

« Avec 134 personnes au soutien du projet de M. Brunet et 139 personnes contre le changement de zonage, on pense que l'opinion est très divisée dans le quartier. Le meilleur outil pour identifier quelle est la volonté de la majorité est un référendum. En plus, le conseil a l'occasion de demander qu'on le déplace au printemps, une période plus opportune pour que tout le monde puisse se prononcer », a continué M. Marion.

Cédric Tessier conseille plutôt à M. Brunet d'en arriver à un compromis négocié avec les citoyens du quartier.

« Un changement de zonage est souhaitable, mais pas n'importe comment, n'importe où », a prévenu M. Tessier. Si un nouveau projet est déposé sans consultation avec les citoyens, les risques sont qu'on se retrouvera dans la même situation qu'aujourd'hui, soit que le changement de zonage est annulé ».

M. Marion a laissé entendre qu'un nouveau projet avec un nouveau changement de zonage est envisagé par le promoteur.

« Il y a moyen d'avoir un projet qui est rentable pour le promoteur, qui est un plus pour le quartier et qui ne fait pas peur aux gens », a-t-il dit.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer