Des membres du RÉMI réclament une assemblée de fondation

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La présidente du RÉMI, Sylvie Goneau, n'est pas garantie de garder son poste après la tenue d'une assemblée de fondation.

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Des voix s'élèvent parmi les conseillers municipaux de Sherbrooke membres du RÉMI pour la démocratie pour que sa présidente, Sylvie Goneau, tienne rapidement une assemblée de fondation qui confirmera légalement l'existence de l'organisme créé il y a déjà plus de neuf mois.

Certains d'entre eux laissent même entendre que la présidence du Regroupement des élus municipaux indépendant (RÉMI) pourrait revenir à une autre personne que Mme Goneau, une fois que l'organisme aura été officiellement fondé. L'organisme à but non lucratif qui milite pour une meilleure équité entre les élus indépendants et les élus membres d'un parti politique n'a toujours pas, à ce jour, de comité exécutif. 

Cette assemblée de fondation doit donner lieu, entre autres, à des décisions concernant le leadership au sein de l'organisation, ainsi que les priorités d'action et la direction à prendre pour les prochains mois. « Il n'y a jamais eu d'assemblée de fondation et c'est souvent à ce moment-là qu'on discute de ce genre de choses », indique Chantal L'Espérance, conseillère municipale à la Ville de Sherbrooke et membre du RÉMI. 

Actuellement en représentation pour la Fédération canadienne des municipalités au Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux qui se tient à Bogota, en Colombie, Mme Goneau a précisé, par la voix de son attaché de presse, qu'une assemblée de fondation doit avoir lieu d'ici la fin de l'automne, mais que le défi est de réussir à réunir tous les membres au même endroit, à un moment précis.

Le conseiller sherbrookois Julien Lachance affirme qu'il y a eu « très peu de communication » entre les membres du RÉMI depuis les assises annuelles de l'Union des municipalités du Québec, en mai dernier. « La prochaine étape doit vraiment être l'assemblée de fondation, dit-il. À mon avis, dans ce type d'organisation, ce qui est important ce n'est pas tant les personnes que la mission. Il se pourrait donc très bien qu'une personne soit là pour partir l'affaire et que ce soit ensuite quelqu'un d'autre qui prenne la relève. »

Déception

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Le conseiller sherbrookois, Rémi Demers

Archives, La Tribune

Malgré les gains obtenus pour les indépendants dans la Loi 83, notamment sur le financement politique, les efforts de mobilisation exercés par le RÉMI n'ont donné que très peu de résultats jusqu'à maintenant, estime le conseiller sherbrookois, Rémi Demers. « Le RÉMI a démontré sa pertinence, ça ne fait pas de doute, dit-il, mais il faut reconnaître que la mobilisation est pas mal plus difficile que ce qu'on pensait au début. Il y a énormément de travail de terrain qui reste à faire. Je m'attendais à ce que le gâteau lève plus que ça. Il faut trouver une façon de susciter de l'intérêt, sinon on va mettre nos énergies ailleurs. Il faut mesurer le rapport coût-bénéfice et jusqu'à maintenant, il est somme toute restreint. Ça ne peut pas juste être une petite gang à Gatineau, et une petite gang à Sherbrooke. »

M. Demers ne croit pas que Mme Goneau doit automatiquement demeurer à la tête de l'organisation qu'elle a fondée. « Ça prend quelqu'un qui a de la disponibilité, dit-il. Il faut un leadership pour mobiliser et cela prend du temps. Mme Goneau y croit beaucoup, mais est-ce qu'elle a suffisamment de temps à y consacrer ? Mme Goneau vise la mairie de Gatineau. Aura-t-elle tout le temps nécessaire à consacrer au RÉMI ? La réponse lui appartient, mais ce regroupement nous appartient aussi collectivement. »

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