Gatineau intensifie sa lutte contre l'agrile du frêne

Les 10 000 frênes devant être abattus l'an... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les 10 000 frênes devant être abattus l'an prochain ne représentent qu'une portion des 40 000 à 50 000 «arbres dangereux» se trouvant actuellement dans des zones requérant une intervention à Gatineau.

Patrick Woodbury, LeDroit

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La Ville de Gatineau devra augmenter de 39% les sommes allouées à la lutte contre l'agrile du frêne en 2017, année au cours de laquelle plus de 10 000 arbres devraient être abattus sur le territoire municipal.

Le service de l'environnement a présenté mardi aux élus une mise à jour de l'avancement des travaux de lutte contre l'agrile du frêne à Gatineau, en précisant que tous les frênes finiront par en être atteints et en mourront. Pour 2017, la Ville prévoyait dépenser 1,1 million $ pour lutter contre cet insecte ravageur, un montant qui sera augmenté à 1,5 million $ pour répondre aux besoins.

Le plan de match pour les sites non aménagés prévoit notamment une «bande de propreté» d'une largeur maximale de cinq mètres à proximité d'infrastructures ou de zones où les citoyens peuvent circuler, de sorte qu'aucun résidu d'abattage ne sera laissé sur place. Une bande de «sécurisation» est également prévue au-delà de la bande de propreté, afin de procéder à l'abattage tout en laissant la plupart des troncs et des branches au sol, un choix qui permet d'«apporter des nutriments au sol», a précisé Alexandre Dumas, coordonnateur en foresterie urbaine à la Ville de Gatineau.

Les 10 000 frênes devant être abattus l'an prochain ne représentent qu'une portion des 40 000 à 50 000 «arbres dangereux» se trouvant actuellement dans des zones requérant une intervention. La quantité d'arbres devant être abattus au-delà de 2017 et le budget devant y être consacré devront être établis chaque année.

Aide financière?

Au rythme où l'agrile du frêne progresse sur le territoire, le maire Maxime Pedneaud-Jobin estime que cette «catastrophe naturelle» risque de coûter encore plus cher au cours des prochaines années. «Ça va faire partie des discussions budgétaires», a-t-il mentionné. Une «réflexion» doit aussi être faite de concert avec les autres villes victimes de l'agrile pour une éventuelle demande d'aide financière auprès des gouvernements provincial et fédéral, croit le maire, et ce même si les deux paliers ont déjà clairement exprimé leur refus dans le passé.

Le service de l'environnement a présenté, mardi, les exemples de deux parcs municipaux où des opérations d'abattage sont nécessaires.

Le parc du Plateau, dans le quartier du même nom, compte 1200 frênes devant être coupés. Il s'agit d'un site où de la machinerie forestière pourrait être utilisée si cette option s'avère plus avantageuse pour la Ville. Dans les zones non aménagées comme celles du boisé du parc du Plateau, la présence d'arbres morts «force» la municipalité à intervenir pour couper «les arbres qui pourraient risquer de tomber sur les zones utilisées par la population comme les sentiers, les terrains sportifs et les parcs», a expliqué M. Dumas.

Au parc Louis-Taché, dans le quartier Limbour, 583 frênes doivent être abattus, puisqu'il faut notamment y sécuriser des rues, des propriétés privées, un parc aménagé, des sentiers et un centre de la petite enfance.

Dans les sites aménagés, chaque frêne abattu sera remplacé par un autre arbre. Le reboisement sur les sites non aménagés devrait se faire à partir de 2018 dans les bandes de propreté, de même que dans les bandes de sécurisation si plus de la moitié des arbres s'y trouvant y ont été abattus.

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