De l'amiante dans les édifices de la Ville de Gatineau

Seulement cinq des 258 immeubles analysés nécessitent encore... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Seulement cinq des 258 immeubles analysés nécessitent encore des travaux d'enlèvement à cause du mauvais état des matériaux et des risques pour la santé qu'ils provoquent, dont le centre Jules-Desbiens.

Etienne Ranger, LeDroit

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Un peu plus de 30% des bâtiments sous la responsabilité de la Ville de Gatineau construits avant 1999 abritent des matériaux contenant de l'amiante, révèlent 258 rapports de caractérisation faits par une firme spécialisée pour le compte de la municipalité.

LeDroit a épluché la totalité de ces rapports, qui ont été obtenus par le biais de la Loi d'accès à l'information et récemment diffusés sur le site WikiInfo.ca, fondé par le citoyen Bill Clennett. Plusieurs des bâtiments contenant de l'amiante accueillent, chaque jour, des citoyens et des employés municipaux. C'est le cas de nombreux centres communautaires, entre autres. 

L'amiante peut se trouver dans les tuiles des plafonds, dans le vinyle du plancher, dans les isolants des conduites et dans les murs. L'évaluation des risques se fait en fonction de l'accessibilité à ce matériau, sa friabilité, le taux d'amiante qu'il contient, la condition du matériau et le niveau d'activité à proximité.

La Ville de Gatineau indique que la présence d'amiante dans ses édifices publics ne constitue aucun danger pour les utilisateurs, «dans la mesure où le matériau n'est pas manipulé ni altéré», ajoute le service des communications.

Un enjeu d'au moins 800 000$

Des 258 bâtiments analysés, 81 ont testé positif à l'amiante. Du nombre, 11 nécessitent des travaux d'enlèvement ou de confinement des matériaux dangereux. Les 70 autres nécessitent des suivis périodiques qui doivent se faire aux deux ans. 

La firme EXP a aussi évalué le coût des travaux liés à l'amiante dans certains édifices où la Ville pourrait être tentée éventuellement de faire des rénovations ou des agrandissements, sans que ce soit pour l'instant prioritaire. Ces travaux préventifs sont évalués 813 450$. Cette partie de l'évaluation n'a cependant porté que sur la moitié des bâtiments municipaux contenant de l'amiante. La réalité pourrait donc être beaucoup plus coûteuse. Ces travaux peuvent aller de quelques centaines de dollars à plus de 100 000$, selon les cas.

L'édifice Daniel-Lafortune, dans le secteur Gatineau, sans être jugé comme étant prioritaire, nécessiterait des travaux liés à l'amiante estimés par la firme à 174 050$. Cela en fait l'immeuble où le plus de corrections seraient à faire. Viennent ensuite le centre culturel Jacques-Augers et la bibliothèque Lucien-Lalonde. 

Seulement cinq des 258 immeubles analysés nécessitent encore des travaux d'enlèvement à cause du mauvais état des matériaux et des risques pour la santé qu'ils provoquent, à savoir le centre Jules-Desbiens et le poste de police d'Aylmer. Les travaux au Théâtre de l'Île et au centre communautaire Saint-Richard ont été faits et la maison de jeunes Le Panda a été démolie. Ces travaux ont totalisé 25 000$, précise le service des communications de la Ville de Gatineau.

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