Gatineau puise dans sa réserve «cycle de vie»

L'usine d'eau potable du secteur Aylmer sera remplacée... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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L'usine d'eau potable du secteur Aylmer sera remplacée au cours des prochains mois.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Gatineau a puisé pour la toute première fois dans sa réserve « cycle de vie » - créée en 2010 - afin de remplacer un équipement à son usine d'eau potable du secteur Aylmer.

Mise en place sous l'administration de l'ancien maire Marc Bureau, cette réserve servira à payer une partie des coûts de remplacement d'une composante « ayant atteint sa fin de vie utile ».

Pour cette première utilisation, la Ville n'ira puiser que 94 000 $ de cette réserve de près de 14 millions $. Le montant assumé par la municipalité correspond à 60 % de la facture de remplacement de l'équipement, et l'autre partie sera couverte par la garantie en vigueur.

Pour le maire Maxime Pedneaud-Jobin, le recours à cette réserve, six ans après sa création, montre à quel point elle est nécessaire. « On donne un montant précis à chaque construction d'édifice, et on sait que dans 10, 15 ou 20 ans, quand le toit va couler, on va avoir l'argent. [...] C'est vraiment intéressant, parce que ça protège le citoyen contre des chocs de taxation. »

Le maire a rappelé que pour chaque nouveau bâtiment qu'elle construit, la municipalité vise à mettre de côté 2 % de la valeur de remplacement de l'unité. À l'heure actuelle, le centre sportif, les centres aquatiques Paul-Pelletier et Lucien-Houle, trois casernes de pompiers, le nouvel écocentre, le terrain synthétique Mont-Bleu et les usines d'eau potable et de traitement des eaux usées sont protégés par la réserve cycle de vie.

Le rêve de suivre la déneigeuse en temps réel

Alors que Gatineau vient de se classer parmi les 20 villes les plus ouvertes au Canada, le maire Maxime Pedneaud-Jobin rêve du jour où les systèmes informatiques municipaux permettront d'indiquer en temps réel et de manière précise la progression des opérations de déneigement.

Le maire s'est réjoui mercredi du 17e rang obtenu par Gatineau dans un palmarès de 68 villes ayant participé à l'étude Open Cities Index cette année. Les autres villes québécoises ayant participé à l'étude sont Montréal (3e rang), Québec (9e) et Laval (27e).

Comme la Ville souhaite accroître davantage la quantité de données ouvertes disponibles pour diverses applications, le maire voit beaucoup de possibilités poindre à l'horizon, notamment pour le déneigement.

« C'est une idée dont on parle beaucoup », a-t-il indiqué en rappelant que la frustration est parfois très grande chez les citoyens qui voient une déneigeuse encombrer leur entrée juste après qu'ils aient fini de la déneiger.

« Si les citoyens pouvaient voir sur un site Internet où est rendue la charrue pour pouvoir pelleter après que la charrue est passée et non pas avant, ce serait intéressant pour tout le monde, a souligné le maire. Mais c'est un univers d'investissements informatiques. Il faut qu'on ait un système informatique qui le permet, il faut qu'on ait des GPS dans les machines. Ce n'est pas simple, mais c'est quelque chose d'intéressant. [...] On peut y rêver, et je pense que c'est plus qu'un rêve. J'aimerais ça qu'on y arrive un jour. »

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