Bilinguisme: les cols blancs de Gatineau veulent aller en Cour suprême

Le Syndicat des cols blancs de Gatineau tentera d'apporter devant la Cour... (Martin Roy, LeDroit)

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Martin Roy, LeDroit

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Le Syndicat des cols blancs de Gatineau tentera d'apporter devant la Cour suprême du Canada le dossier de l'exigence du bilinguisme pour certains postes.

Les représentants syndicaux souhaitent ainsi renvoyer devant le plus haut tribunal du pays le dossier ayant fait l'objet, lundi, d'une décision de la Cour d'appel favorable pour la Ville de Gatineau. Ce jugement de la Cour d'appel est venu casser une sentence arbitrale ayant déterminé que la maîtrise de l'anglais ne pouvait pas être exigée pour décrocher un poste de col blanc à Gatineau, renvoyant ainsi devant un nouvel arbitre le dossier découlant d'un grief déposé en 2009.Dans un court message publié mercredi sur le site Internet du syndicat, le président Marc Demers a indiqué que la procureure des cols blancs « est d'avis qu'il y a motifs à contestation devant la Cour suprême ».

« Nous croyons également qu'il faut en appeler de cette décision, nous avons donc mandaté notre procureure de demander la permission d'en appeler devant la Cour suprême », poursuit M. Demers, en précisant que plus de détails seront communiqués aux membres lors d'une assemblée générale prévue le 1er novembre.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a pour sa part affirmé mercredi n'éprouver « aucun malaise » à ce que la Ville exige le bilinguisme chez une petite partie de ses cols blancs.

« Selon la loi, un citoyen a le droit de recevoir son compte de taxes en anglais et a le droit de se le faire expliquer en anglais, a souligné le maire. On n'est pas dans la bilinguisation de toute la Ville de Gatineau, ce sont des postes précis pour des fonctions précises. C'est le 9-1-1, c'est le 3-1-1 - et dans le cas du 3-1-1, ce sont certains postes qui sont bilingues. Ce n'est pas l'ensemble, donc c'est très pointu ce qu'on fait, et pour moi c'est une question de gros bon sens. »

M. Pedneaud-Jobin a rappelé que l'administration municipale souhaite exiger le bilinguisme pour « à peu près 76 postes sur 3600 postes à Gatineau ».

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