Guertin: le maire n'avait pas vu le document

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin juge pour sa part... (Martin Roy, Archives Le Droit)

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Le maire Maxime Pedneaud-Jobin juge pour sa part important de trouver l'origine de la fuite. « Il y a quelqu'un qui a une volonté de nuire, c'est clair, et ça, ça n'aide personne », a-t-il réagi.

Martin Roy, Archives Le Droit

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Le mystère plane sur l'origine du document sur le futur aréna Guertin ayant fait l'objet d'une fuite médiatique, puisqu'il n'a été présenté ni devant le comité exécutif, ni en comité plénier. LeDroit a appris que même le maire, Maxime Pedneaud-Jobin, n'avait jamais vu cette version du document. Il veut maintenant identifier la personne à l'origine de ce qu'il a qualifié de «geste lâche».

Le mystère plane sur l'origine du document sur le futur aréna Guertin ayant fait l'objet d'une fuite médiatique, puisqu'il n'a été présenté ni devant le comité exécutif ni en comité plénier. LeDroit a appris que même le maire Maxime Pedneaud-Jobin n'avait jamais vu cette version du document. Il veut maintenant identifier la personne à l'origine de ce qu'il a qualifié de « geste lâche ».

Le président du conseil municipal, Daniel Champagne, a fait savoir que le « document spécifique » exposant un scénario financier pour la construction du futur aréna et de trois glaces communautaires à la place de la Cité, dont les détails ont été rendus publics lundi par le 104,7 FM Outaouais, « n'a pas été présenté aux élus ». La conseillère Sylvie Goneau a affirmé que la fuite lui a même permis d'apprendre de nouvelles choses sur le dossier Guertin.

LeDroit a également appris que ni le maire ni le personnel de son cabinet n'avaient vu passer la version du document ayant fait l'objet de la fuite.

Le cadre dans lequel ce document daté du 19 septembre a été rédigé et diffusé à l'interne demeure donc flou, mais pour M. Champagne, la fuite prouve qu'un vaste éventail de personnes ont pu le consulter. « À partir du moment où le document a été rendu public à une station de radio, de toute évidence, c'est parce que d'autres personnes peuvent y avoir eu accès, et là-dedans j'inclus les partenaires, les employés, les élus, etc. », a mentionné M. Champagne.

À la recherche de la taupe

Maxime Pedneaud-Jobin juge pour sa part important de trouver l'origine de la fuite. « Il y a quelqu'un qui a une volonté de nuire, c'est clair, et ça, ça n'aide personne », a-t-il réagi. Le maire a indiqué qu'après discussion avec le partenaire de la municipalité dans le projet, Vision Multisports Outaouais, les deux parties ont convenu de poursuivre les négociations. « C'est difficile d'évaluer [les conséquences de la fuite] parce qu'on a un partenaire qui veut trouver une solution. Nous, on veut trouver une solution aussi, donc ça ne compromet pas ça, mais ça ne simplifie pas les choses. »

Entre-temps, Daniel Champagne s'affaire à déterminer les recours possibles à la suite de la fuite du document. « Il faut être extrêmement prudent avant de tirer une pierre à qui que ce soit », a souligné M. Champagne, en rappelant que « beaucoup » de partenaires, d'employés et d'élus sont impliqués dans le dossier Guertin.

« Il faut voir [...] comment on peut travailler, par exemple avec la Commission municipale du Québec (CMQ), pour voir s'il y a des actions qu'on doit prendre dans une situation comme celle-là. Mon objectif, ce n'est d'aucune façon de faire une enquête ; moi, je ne vais pas me promener de bureau en bureau en commençant à demander aux gens s'ils ont coulé de l'information. »

M. Champagne a indiqué qu'une plainte pourrait être déposée auprès de la CMQ « pour leur demander d'enquêter si on a des soupçons quelconques », tandis que si la fuite provient d'un employé, ce sera à l'administration municipale de gérer le dossier et d'imposer des sanctions, s'il y a lieu.

Les élus sont pour leur part soumis à un code d'éthique et de déontologie, a rappelé Daniel Champagne. Si un conseiller a brisé un huis clos ou a enfreint le code en divulguant des informations confidentielles, une sanction pouvant aller d'une lettre de réprimande jusqu'à une suspension de 90 jours pourrait être imposée par la CMQ.

Avec Mathieu Bélanger

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