Le maire dit oui au colistier et jure qu'il n'en profitera pas

«Quand on véhicule un programme, c'est important que... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Quand on véhicule un programme, c'est important que le meilleur porte-parole de ce mouvement-là soit à la table», affirme Maxime Pedneaud-Jobin.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Le principe du colistier fera l'objet d'un débat autour de la table du conseil municipal de Gatineau d'ici la fin du présent mandat. Le maire et chef d'Action Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, se dit en faveur d'un tel principe, mais jure qu'il n'a pas l'intention d'utiliser cet outil pour demeurer à l'hôtel de ville si jamais il devait subir une défaite électorale en 2017.

«Comme maire sortant, je serai connu de la population, elle aura vu ce que j'ai fait et si les électeurs me rejettent, jamais je n'utiliserai un outil comme le colistier pour rester, lance M. Pedneaud-Jobin. Ils m'auront jugé en plein travail.»

La conseillère et candidate à la mairie en 2017, Sylvie Goneau, aurait bien aimé, comme candidate indépendante, pouvoir profiter d'un colistier à la prochaine élection afin de ne pas être forcée de mettre à risque sa présence au conseil, mais la Loi électorale ne le permet que dans le cas des partis politiques, rappelle-t-elle.

Mme Goneau invitera tous les conseillers indépendants autour de la table à se prononcer contre le principe du colistier. D'abord parce qu'elle refuse de donner le bénéfice du doute au maire Pedneaud-Jobin, et ensuite parce que cela pourrait nuire à long terme, selon elle, à une représentation indépendante au poste de maire.

«Je doute que le maire ne soit pas tenté d'utiliser le colistier pour rester s'il perd, dit-elle. C'est comme un enfant à côté d'un sac de bonbons. Je pense que s'il a l'occasion de s'en servir, il ne se gênera pas. Et disons qu'il ne le fait pas, rien ne dit qu'un prochain maire ne voudra pas s'en servir pour cette raison. Il n'est pas du tout dans l'intérêt des indépendants d'aller vers ça. Ça favorise les partis politiques et désavantage des candidatures indépendantes.»

Le maire Pedneaud-Jobin avance plutôt que le colistier, dans le cas d'un parti, est un outil intéressant pour une opposition qui tente de se construire et de s'imposer dans la vie démocratique d'une ville. «Quand on véhicule un programme, c'est important que le meilleur porte-parole de ce mouvement-là soit à la table, dit-il. Nous avons vu ça à Montréal et Québec. Ça donne des résultats intéressants.»

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