Gatineau, un modèle de transparence

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Le président de la Ligue d'action civique, Frédéric Lapointe, considère que Gatineau est un leader en matière de transparence au Québec.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Aux yeux de la Ligue d'action civique (LDAC), la Ville de Gatineau et son maire, Maxime Pedneaud-Jobin, sont des élèves modèles au Québec en matière de transparence et de gouvernance municipale.

N'en déplaise aux médias et à certains conseillers municipaux qui estiment qu'il y a trop de huis clos à Gatineau, le président de la Ligue d'action civique, Frédéric Lapointe, estime que la Ville de Gatineau est « à l'avant-garde » de la transparence au Québec. « On tente de se servir de l'exemple de Gatineau pour montrer aux autres villes que c'est possible d'aller plus loin », affirme-t-il.

La LADC a été fondée en 2011, dans la foulée des demandes pour une commission d'enquête sur le milieu de la construction. Elle est passée à Gatineau, en 2013, à l'aube de l'élection, pour faire une liste des engagements du chef d'Action Gatineau, alors candidat à la mairie, en matière de lutte à la collusion, de transparence, de participation citoyenne et de gouvernance municipale. M. Lapointe était de retour à Gatineau, mercredi, pour livrer le bulletin du maire et de la Ville qu'il dirige depuis maintenant trois ans.

« Plus de 80 % des engagements électoraux pris par le maire relativement au financement politique, à la transparence, à la participation citoyenne et aux relations entre les élus et la direction de la Ville ont été tenus, a indiqué M. Lapointe. On peut parler d'une note de A -. »

Le maire a profité de l'occasion, au lendemain du débat sur le choix du site pour le futur aréna Guertin au cours duquel plusieurs conseillers ont dénoncé le manque de transparence et la multiplication des huis clos, pour mettre au défi quiconque de prouver, chiffres à l'appui, qu'il y a plus de huis clos qu'auparavant à Gatineau.

« C'est une impression, mais je vous mets au défi d'amener des faits et des données là-dessus, a lancé le maire, accompagné du président du conseil, Daniel Champagne. Si on se compare aux pratiques du passé, on est extrêmement transparents. »

M. Champagne a ajouté que le conseil municipal est probablement un des plus transparents, sinon le plus transparent au Québec. « Il faut faire une distinction entre la nudité politique et la transparence, a-t-il affirmé. Je suis tout à fait à l'aise avec notre niveau de transparence et je ne constate pas d'augmentation du nombre de huis clos. »

Respect des médias

La LDAC félicite aussi Gatineau pour l'instauration d'une culture de respect des médias, malgré les récentes sorties du maire qui remettait vivement en question la qualité du travail de certains médias, dont LeDroit, notamment dans le dossier controversé des karaokés. Pour M. Pedneaud-Jobin, cela relève plus du « qui aime bien châtie bien» que du manque de respect à l'égard des journalistes.

« Il y a eu des incidents récents et il va y en avoir d'autres, a-t-il prévenu. Si je ne respectais pas les journalistes, je ne les critiquerais pas. Les médias ont une forme de liberté d'expression qui est totale et la mienne doit l'être aussi quand je vois qu'il y a des choses inexactes et que je juge que le travail n'a pas été bien fait. Ce n'est pas de partir en guerre, mais de corriger ce qui a été dit. »

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