Tout un week-end d'eau trouble

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La rue Saint-Louis a été rouverte à la circulation, vendredi, une fois le bris d'aqueduc réparé.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le bris d'aqueduc survenu sur la rue Saint-Louis a été réparé en début d'après-midi vendredi, mais certains dommages collatéraux persistent pour quelque 100 000 résidents du secteur Gatineau. Certains immeubles de deux quartiers ont complètement épuisé leurs réserves et se sont retrouvés à sec vendredi matin, tandis que des écoles et des arénas ont dû fermer leurs portes pour la journée.

L'alimentation en eau dans l'ensemble du secteur Gatineau a été rétablie vendredi après-midi, mais l'avis préventif de faire bouillir l'eau demeure en vigueur.

La rue Saint-Louis a aussi été rouverte à la circulation, de la rue Jacques-Cartier au boulevard Maloney Ouest, à la suite de la réparation du bris d'aqueduc survenu jeudi.

Les autorités municipales ont indiqué en fin d'après-midi, vendredi, que le volume d'eau disponible dans le secteur de Gatineau se rétablit progressivement, et que le retour à la normale se fera graduellement.

« Les citoyens ont répondu à l'appel en réduisant leur consommation d'eau, et cela a contribué à faciliter le travail des équipes sur le terrain », a précisé la Ville de Gatineau.

Une zone touchée par l'avis d'ébullition.... - image 2.0

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Une zone touchée par l'avis d'ébullition.

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Une zone touchée par l'avis d'ébullition.

« Les citoyens ayant manqué d'eau sont invités à rouvrir les robinets et laisser couler l'eau une minute afin de libérer l'air dans la tuyauterie », ont en outre recommandé les autorités municipales, qui informeront le public une fois que l'avis de faire bouillir l'eau sera levé. Il faut en effet un minimum de 48 heures pour effectuer les analyses nécessaires à la levée de l'avis d'ébullition.

Pour l'instant, l'eau doit être bouillie au moins une minute avant consommation.

Dommages collatéraux

Le bris a causé des dommages collatéraux pour quelque 100 000 résidents du secteur Gatineau. Certains immeubles de deux quartiers ont complètement épuisé leurs réserves et se sont retrouvés à sec vendredi matin, tandis que des écoles et des arénas ont dû fermer leurs portes pour la journée.

Vendredi matin, certaines adresses se trouvant dans un territoire s'étendant du boulevard Gréber jusqu'au boulevard Lorrain étaient privées d'eau, tout comme certaines portes du quartier situé dans les environs du boulevard de l'Aéroport. Ces deux territoires avaient épuisé leurs réserves, a fait savoir la municipalité.

La Commission scolaire des Draveurs (CSD) a pour sa part dû fermer plusieurs écoles en raison du bris d'aqueduc. Il s'agissait d'une journée pédagogique, mais plusieurs élèves devaient la passer au service de garde.

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Outaouais (CISSSO) a aussi dû réagir à l'avis d'ébullition et à la pénurie d'eau qui a touché certaines de ses installations.

En après-midi vendredi, le centre d'hébergement et de soins de longue durée Bon Séjour et l'établissement de la rue Notre-Dame des Centres jeunesse de l'Outaouais n'avaient plus d'eau. Le CISSSO souligne que des bouteilles d'eau potable ont été distribuées, tandis que « des toilettes de chantier ont également été livrées aux endroits où cela était nécessaire ».

« Tous les efforts sont déployés afin de limiter les inconvénients à nos usagers », assure le CISSSO.

La Ville a pour sa part procédé à la fermeture des arénas Campeau et Baribeau jusqu'à 16 h.

Avec Charles-Antoine Gagnon

Ruée vers les bouteilles d'eau

Le propriétaire du IGA Extra du boulevard La... (Martin Roy, LeDroit) - image 4.0

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Le propriétaire du IGA Extra du boulevard La Vérendrye Est, Pascal Tremblay

Martin Roy, LeDroit

Une dizaine de personnes faisaient la file devant le IGA Extra du boulevard La Vérendrye Est, avant l'ouverture des portes vendredi matin, afin de se procurer de l'eau embouteillée, raconte le propriétaire de l'épicerie, Pascal Tremblay.

« C'était la folie furieuse, a-t-il raconté en après-midi. J'ai dû faire une commande d'urgence qui est arrivée en avant-midi. » Une autre livraison était attendue au courant de la soirée afin de suffire à la demande dans ce secteur ayant été affecté par la pénurie complète d'eau en provenance du réseau d'aqueduc municipal.

Dans les quartiers qui n'étaient pas touchés par le manque d'eau, la demande se faisait également plus grande qu'à l'habitude et des commandes supplémentaires ont dû être faites, ont indiqué divers épiciers en précisant que la situation n'était toutefois pas critique, puisque les résidents pouvaient faire bouillir de l'eau afin de la consommer.

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