Yves Ducharme tâte le terrain

Yves Ducharme admet avoir fondé beaucoup d'espoir envers... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Yves Ducharme admet avoir fondé beaucoup d'espoir envers le maire Pedneaud-Jobin au moment de son élection en 2013, mais il ne cache pas aujourd'hui sa déception.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le Yves Ducharme tout sourire le soir de l'élection de Maxime Pedneaud-Jobin à la maire de Gatineau, en novembre 2013, est aujourd'hui tenté de reprendre ses habits de politicien, mais cette fois en s'affichant comme l'adversaire du maire actuel.

« Ce que je dis simplement, c'est que je ne ferme pas la porte, lance M. Ducharme. Si je sens qu'il y a un appel, je vais y réfléchir plus sérieusement. Il ne faut pas rayer des options une candidature potentielle de ma part à la mairie, mais nous n'en sommes pas encore là. Ça n'occupe pas mes pensées toute la journée, mais la politique fait partie de ma vie et j'ai toujours voulu servir ma communauté. J'ai toujours dit qu'on ne fait pas de la politique parce qu'on veut en faire. On fait de la politique parce que les gens veulent qu'on en fasse. »

Yves Ducharme a été maire de Hull de 1992 à 2001. Il a été ensuite le premier maire de la ville fusionnée de Gatineau de 2001 jusqu'à sa défaite contre Marc Bureau en 2005.

Il admet avoir fondé beaucoup d'espoir envers le maire Pedneaud-Jobin au moment de son élection en 2013, mais il ne cache pas aujourd'hui sa déception. « On ne peut pas dire que tout baigne dans l'huile, dit-il. Comme homme, Maxime Pedneaud-Jobin est une très bonne personne, mais ça s'arrête là. Comme politicien, il a de la difficulté à prendre des décisions. »

D'ici la fin de la période de mise en candidature à la mairie de Gatineau, Yves Ducharme se promet de demeurer à l'affût de ce qui se passera sur la scène municipale et de ce que diront les citoyens de Gatineau. Sa candidature dépendra de la satisfaction des gens à l'égard du maire actuel.

« Il va falloir que je sente un mécontentement tel que ça se transmette en une réelle volonté de vouloir une nouvelle direction à la Ville, dit-il. Pour l'instant, je ne peux pas dire qu'il y a une insatisfaction démesurée. Il y a des frustrations, on ne peut pas le cacher, mais on ne peut pas dire que les gens veulent vraiment un changement. »

Les tours Brigil

Le promoteur Gilles Desjardins a déjà affirmé que si le maire actuel ne voulait pas appuyer son projet de tours de 55 et 35 étages au centre-ville, il allait être patient et il attendrait celui qui voudrait l'appuyer. Yves Ducharme, qui a travaillé comme porte-parole pour Brigil pendant quelques mois, il y a un an, pourrait bien être le candidat qu'attend M. Desjardins.

« Si je n'avais pas cru à ce projet, jamais je n'y aurais collé mon nom, insiste M. Ducharme. Si j'ai décidé d'afficher ma position envers ce projet, c'est que je le considère comme porteur pour Gatineau. »

« Il y a des décisions charnières dans la vie d'une ville comme Gatineau, pour ce qu'elle aspire à devenir. Le maire Pedneaud-Jobin a malheureusement tassé ce projet du revers de la main. Moi, je crois en la transformation de la trame urbaine de la rue Laurier. Ce projet enverrait un signal partout que Gatineau est une ville où on veut et on doit investir. Il faut parfois savoir prendre des décisions qui sont porteuses d'avenir. »

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