Les voisins inquiétés par les 100 jours de caravaniers du FMG

Le Festival de montgolfières de Gatineau souhaite transformer une... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Le Festival de montgolfières de Gatineau souhaite transformer une partie du parc de La Baie en site de caravanier pendant 100 jours à l'été 2017.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Charles-Antoine Gagnon

Collaboration spéciale

Le Droit

Plusieurs résidents du secteur du parc de la Baie à Gatineau ont exprimé jeudi soir leurs inquiétudes et leur opposition au projet de camping urbain proposé par la direction du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG).

L'évacuation des eaux usées et des toilettes par les campeurs, les mauvaises odeurs, le bruit, les conséquences néfastes sur la faune, l'appauvrissement de la qualité de vie, la perte d'accès au parc et la dévaluation des maisons sont quelques-uns des irritants soulevés par les voisins du parc qui doivent composer chaque année avec le millier de caravanes qui envahissent le site pendant les cinq jours du Festival. 

Le FMG projette d'ouvrir 600 espaces sur 100 jours, l'année prochaine en marge des festivités entourant le 150e anniversaire de la Confédération. Et, il n'est cependant pas écarté que l'événement soit reconduit lors des années suivantes. 

La rencontre de jeudi était organisée par la direction du FMG pour parler de son projet de camping urbain, et pour écouter les citoyens du secteur. Une cinquantaine de résidents du secteur ont répondu à l'appel. Le directeur par intérim du Festival, Dan Gay, a précisé que le projet est à l'étape de l'étude de faisabilité. 

Le camping serait ouvert du 22 mai au 15 septembre, environ. Cependant, c'est une fenêtre beaucoup trop longue pour plusieurs citoyens du secteur puisque déjà, malgré les cinq jours que dure le Festival, la préparation du site et sa fermeture nécessitent  beaucoup de temps.

« Pour moi, le Festival dure un mois et demi », a tenu à signaler Jacques Letang, un voisin du site. 

« La première semaine du mois d'août, on commence à planter les tentes. Y'a des machines. Ça fonctionne jusqu'au Festival. Après le Festival, c'est le temps du nettoyage pour un autre quinze jours. On a passé un mois et demi avec du bruit », a continué M. Letang, indiquant que le parc de la Baie n'a pas les infrastructures pour accueillir un tel projet de camping urbain.

M. Gay a indiqué que le chiffre de 600 est le potentiel du site, mais qu'il n'est pas coulé dans le béton et qu'il pourrait être moins élevé. Il a cependant concédé que le projet vise à garnir les coffres du Festival.

« L'idée est excellente pour stimuler l'industrie touristique de la région. C'est une retombée très positive. Est-ce que l'idée est excellente pour amener quelque chose d'additionnel dans votre quartier ? J'entends (d'après vos commentaires) que non. Ce qu'on veut, c'est que ça ne vous désavantage pas », a entre autres précisé

M. Gay.

Des citoyens ont aussi suggéré que le parc de la Baie soit encadré par un plan directeur développé par la Ville de Gatineau.

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