Karaoké: un promoteur veut obtenir une injonction

Un ancien propriétaire de bars dans la région de l'Outaouais devenu promoteur... (Photothèque La Presse)

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Un ancien propriétaire de bars dans la région de l'Outaouais devenu promoteur dans la région de Montréal tentera d'obtenir une injonction des tribunaux pour empêcher la Ville de Gatineau de faire la guerre aux établissements qui organisent des soirées karaoké.

Jacques Schryer, de JSP Productions, s'affaire présentement à organiser, pour février prochain, une « grande tournée des karaokés » qui doit le mener dans 38 bars de la province, dont deux dans la région de l'Outaouais. 

L'article publié par LeDroit, samedi, qui révélait que la Police de Gatineau est intervenue, après avoir reçu une plainte, dans neuf établissements licenciés de la ville pour faire cesser l'organisation de soirées karaoké sous le prétexte que ces derniers n'avaient pas de permis de spectacle de la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), a vivement fait réagir M. Schryer.

« C'est de l'abus de la part de la Ville de Gatineau, lance-t-il. Du karaoké, ce n'est pas un spectacle. C'est à la limite une activité culturelle. Il n'y a personne de rémunéré pour ça. Ce sont des gens qui s'amusent. C'est de l'intimidation et du pur harcèlement. Je connais le milieu. Des bars qui font du karaoké et qui n'ont pas de permis de spectacle, il y en a partout au Québec. Tu ne verras jamais ça ailleurs, une ville qui intervient pour interdire le karaoké. Ailleurs, ces bars-là n'ont pas de problème. À Gatineau, on fait descendre la police. »

Un avocat dans le dossier

M. Schryer a confié le dossier à l'avocat montréalais Pierre Robert. Joint par LeDroit, ce dernier a indiqué ne pas encore avoir eu le temps d'analyser le dossier en profondeur. Il admet toutefois y percevoir, au premier coup d'oeil, des « éléments très particuliers ». Il entend rencontrer son client d'ici la fin de la semaine pour déterminer la suite des choses.

« C'est assez particulier de voir une ville intervenir pour quelque chose comme ça, indique Me Robert. On ne parle pas de pitbulls qui mordent des gens. On parle de gens qui vont chanter dans un micro pour s'amuser. J'ai encore des vérifications à faire, mais à mon avis, une soirée karaoké ne peut pas être perçue comme un spectacle. »

La controverse entourant les interventions de la Ville de Gatineau dans les soirées karaoké dure depuis maintenant 72 heures et a déjà fait le tour du Québec. Des pétitions ont été lancées. Les réseaux sociaux se sont emparés de l'affaire. Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pas voulu offrir de réaction, lundi. Son bureau souhaite avant tout obtenir toutes les informations.

Jacques Schryer prévient le maire et tout le conseil municipal qu'il se déplacera à Gatineau avec tout son attirail de karaoké lors du conseil municipal d'octobre prochain si la décision n'est pas changée d'ici là. « Je vais leur montrer ce que c'est du karaoké, dit-il. On va accueillir les élus en chantant à côté de la salle du conseil. »

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