Le torchon brûle entre la STO et ses chauffeurs

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Les chauffeurs et employés de l'entretien de la STO portent des chandails fluorescents qui leur ont valu des avertissements disciplinaires.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Alors que le président de la Société de transport de l'Outaouais (STO), Gilles Carpentier, a déclaré la semaine dernière que le port d'un chandail fluorescent par les chauffeurs et employés de l'entretien allait être « toléré », des avertissements ont été remis aux syndiqués pour les informer qu'ils s'exposaient « à une mesure disciplinaire », ce qui pourrait aller jusqu'à une suspension sans solde.

Selon la convention collective qui est échue depuis décembre 2014, les syndiqués concernés doivent porter l'uniforme de la STO. Dans le cadre de moyens de pression, les membres du Syndicat uni du transport, local 591, portent depuis la semaine dernière un t-shirt voyant sur lequel on peut lire « Nos conditions de travail se dégradent, tout le monde en paye le prix ».

Des avertissements disciplinaires ont été transmis aux membres ayant porté un tel chandail, leur demandant de se « conformer à la convention collective » en portant l'uniforme obligatoire. « Veuillez prendre note que le défaut de vous conformer à votre convention collective et à cette directive pourrait vous exposer à une mesure disciplinaire », souligne l'avis.

Les syndiqués n'ont pas l'intention de lâcher le morceau, affirme leur président Félix Gendron. « On considère que nos membres exercent leurs droits les plus fondamentaux de liberté d'expression et d'association», affirme-t-il.

Changement de cap

Lors de la première journée de la mise en application de ce moyen de pression, le président de la STO, Gilles Carpentier, n'avait pourtant pas démontré d'intention de sévir. « C'est dans le cours des négociations, avait-il réagi. C'est normal, c'est un droit qui appartient au syndicat et aux employés. »

M. Carpentier n'a pas voulu revenir sur ses propos, mercredi, transférant la demande d'entrevue à la porte-parole de la STO, Céline Gauthier. Cette dernière affirme que le président de l'organisation n'avait « peut-être pas en mains tous les détails » au moment de commenter le dossier, la semaine dernière.

L'exigence du port de l'uniforme est liée à des motifs de sécurité, soutient Mme Gauthier, notamment « parce le chandail qu'ils portent ne permet pas aux usagers d'identifier clairement qu'ils sont des chauffeurs d'autobus ».

Un second avertissement doit être envoyé cette semaine aux syndiqués qui continuent de porter le chandail syndical. « On va espérer que les choses se règlent », souligne Céline Gauthier en précisant que dans le cas contraire, les employés concernés s'exposent à une suspension sans solde d'une journée. 

« Un syndicat fait valoir ses droits, mais des employés syndiqués ont aussi des responsabilités, dont celle de respecter les dispositions de la convention collective », plaide la STO.

Un conciliateur nommé

La ministre fédérale du Travail vient de nommer un conciliateur pour intervenir dans le conflit qui oppose la STO à ses chauffeurs et employés de l'entretien syndiqués.

La STO affirme qu'elle offre « sa collaboration pleine et entière » au conciliateur Michel Bibeau, et ce, dans le but « d'en arriver à une entente satisfaisante et raisonnable au bénéfice des usagers, des contribuables et des employés ».

Les négociations ont achoppé sur divers points, dont sur les salaires et les horaires de travail. 

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