Les millions de la prévoyance gatinoise

Le centre sportif fait partie des édifices protégés... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le centre sportif fait partie des édifices protégés par la réserve qui servira à entretenir une dizaine de bâtiments municipaux.

Patrick Woodbury, LeDroit

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En 2016, les Gatinois auront versé 3,5 millions $ de leurs taxes municipales dans une réserve qui servira à entretenir une dizaine de bâtiments municipaux sur une période de 30 ans. Le versement annuel grimpera jusqu'à 5 millions $ d'ici 2019. À ce moment, 27,5 millions $ auront été accumulés dans ce bas de laine qui fait autant la fierté des élus que de l'administration.

La pratique est largement répandue en Amérique du Nord, mais la Ville de Gatineau a été la première au Québec, en 2010, sous l'impulsion du conseiller Denis Tassé, à mettre en place cette réserve « cycle de vie ». Elle consiste à mettre 2 % de la valeur des nouveaux équipements municipaux qui auront, un jour ou l'autre, besoin de rénovations majeures. L'existence de la réserve évitera à la Ville de sous-investir dans le maintien de ses actifs et d'être prise par surprise par une dépense urgente de plusieurs millions. 

Parmi les bâtiments protégés par la réserve cycle de vie, on retrouve les centres aquatiques Lucien-Houle et Paul-Pelletier, tous deux construits en 2006, les casernes 5, 6 et 8, les usines d'eau potable et d'épuration des eaux usées, l'écocentre de l'aéroparc, le terrain synthétique de Mont-Bleu et le centre sportif. La valeur de ces immeubles est évaluée à 238,5 millions. La Ville estime avoir besoin de 170 millions pour maintenir en bon état ces importants actifs

d'ici 2046.  

À titre d'exemple, le centre aquatique Lucien-Houle devra subir des travaux majeurs d'entretien estimés 8,7 millions d'ici 2046. L'argent sera disponible le jour où, en 2026, 2031 ou 2036, les rénovations devront être faites. 

« C'est un bon départ, a lancé le conseiller Tassé, au terme de la présentation des fonctionnaires, mardi. Je considère que dans le futur, il faudrait cependant regarder pour ajouter d'autres éléments à la réserve. On voit que ça ne sera pas une bataille à chaque budget pour savoir quel entretien on va pouvoir faire. Si on continue dans cette direction-là, on va avoir une gestion beaucoup plus efficace à l'avenir. »

Dépassement de coûts sous contrôle

L'administration municipale a aussi fait le bilan, mardi, sur les dépassements de coûts aux contrats qu'elle octroie. En 2015, les corrections à la hausse des contrats ont totalisé un peu plus de 6 millions $, sur un total de 66 millions $. Entre 2011 et 2015, il s'est octroyé 686 contrats de construction et de services professionnels pour un total de 373,8 millions $ à Gatineau. Les ajustements de coûts représentent 4,2 % de la valeur de ces contrats. 

Le directeur du service des infrastructures de la Ville de Gatineau, André Cadieux, affirme que la situation est sous contrôle et que les ajustements se font à l'intérieur du 10 % de la valeur des contrats réservé pour les imprévus.

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