L'étincelle Jacques-Cartier

De nombreux dignitaires étaient présents sur la rue... (Martin Roy, LeDroit)

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De nombreux dignitaires étaient présents sur la rue Jacques-Cartier, samedi, pour célébrer la revitalisation de l'artère. Sur la photo : Michel Papineau, président de l'association des résidents; Marc Carrière, député provincial de Chapleau; Denis Tassé, conseiller de Touraine; le maire Maxime Pedneaud-Jobin; Mark Kristmanson, premier dirigeant de la CCN; Myriam Nadeau, conseillère de Pointe-Gatineau; Steven MacKinnon, député fédéral de Gatineau.

Martin Roy, LeDroit

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Le quartier de la Pointe-Gatineau fait son âge vénérable et a besoin d'amour. Il en a reçu une première dose importante avec la revitalisation de la rue Jacques-Cartier, une réalisation célébrée samedi par la Ville de Gatineau et les résidents des alentours.

Pour le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, cette promenade qui longe la rivière des Outaouais pourrait devenir l'étincelle nécessaire au quartier.

« Un projet comme ça incite les gens à investir dans leur propre maison, les gens d'affaires à investir dans des petits commerces. C'est de la beauté, ça va être un lieu fort pour tout Gatineau. »

M. Pedneaud-Jobin souhaitait se concentrer sur cette nouveauté samedi matin, mais il reconnaît tout de même qu'il ne faudra pas s'arrêter à la rue Jacques-Cartier et que des lieux comme le boulevard Gréber et le parc de la Baie méritent également une cure de jouvence.

Un point de ralliement

Avant de penser à la suite toutefois, la conseillère de la Pointe-Gatineau, Myriam Nadeau, précise qu'il sera important de maximiser l'usage et s'assurer que la rue Jacques-Cartier devienne un point de ralliement pour le quartier. Elle estime que la promenade peut devenir un outil éducatif pour les écoles avoisinantes en raison de l'histoire des lieux, une histoire mise en valeur à l'aide de plaques d'information.

Une fois que les résidents du quartier se seront approprié le lieu, la revitalisation du reste de la Pointe-Gatineau se fera beaucoup plus facilement.

« Être dans du beau, ça donne le goût du beau, ça donne le goût de participer à cet embellissement. C'est une des premières choses à faire, maintenant que le projet est là, c'est de s'assurer qu'il soit vécu par le plus grand nombre. »

Selon le président de l'Association des résidents de la rue Jacques-Cartier, Michel Papineau, c'est bien parti, notamment grâce à l'attention portée vers l'histoire du quartier. « Plusieurs vieilles familles du quartier se reconnaissent comme bâtisseurs. Il y a des panneaux d'interprétation qui reconnaissent leur famille. Il y a un sentiment d'appartenance. »

Pendant la phase de consultation, M. Papineau avait insisté pour que le projet comprenne des quais pour les embarcations sans moteur, ainsi qu'un quai pour la pêche. En raison de la pauvreté dans le quartier, il estimait essentiel « que tout le monde puisse en profiter, pas juste ceux qui ont de l'argent et de gros bateaux ».

Infatigable opposition autochtone

Il n'y avait pas que des heureux sur la rue Jacques-Cartier pendant la fête de samedi. 

Des membres de la Confédération des peuples autochtones du Canada, dont Guillaume Carle et Roger Fleury, se sont présentés à la place Abinan pour dénoncer les travaux qui se sont tenus sur ce site historique pour les Premières Nations.

M. Fleury avait notamment occupé les lieux pendant l'été 2014.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime toutefois que de cette crise sont nées des relations entre la Ville et les communautés autochtones.

« On ne peut pas satisfaire tout le monde, il y a des gens qui demandent des choses que Kitigan Zibi ne demandait pas. [...] On a travaillé avec la CCN qui a des conseillers en matière d'affaires autochtones, donc je suis fier de ce qu'on a fait. »

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