Le cimetière Barber n'a «pas de valeur identitaire», selon le service d'urbanisme

Jean-Guy Ouimet veille sur le cimetière Barber, dans... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Jean-Guy Ouimet veille sur le cimetière Barber, dans le secteur Gatineau, depuis déjà plusieurs années.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le service d'urbanisme de la Ville de Gatineau a refusé d'appuyer une demande de citation patrimoniale pour le cimetière Barber, en juin 2015, parce qu'il jugeait entre autres,  que sa valeur identitaire n'était pas suffisamment élevée pour les Gatinois.

Le rapport d'analyse fait par les fonctionnaires à la suite de la demande de citation patrimoniale du cimetière, dont LeDroit a obtenu copie, soutient aussi que «l'état d'intégrité du lieu, son aspect paysager et le contexte urbain dans lequel il s'insère, ne permettent pas l'attribution d'un statut de protection en site patrimonial». 

Malgré des demandes répétées, le service d'urbanisme a toujours refusé, au cours du processus, de fournir ce rapport d'analyse aux deux Gatinois qui demandaient la citation patrimoniale du cimetière Barber. Cela a forcé Jean-Guy Ouimet et Suzanne Bigras à préparer eux-mêmes une analyse concernant la valeur patrimoniale du cimetière afin de convaincre le comité consultatif d'urbanisme (CCU) de faire fi des recommandations de ses fonctionnaires. 

Le CCU a finalement recommandé au conseil, en août 2015, d'attribuer une citation patrimoniale au plus vieux cimetière du secteur Gatineau, ce qui a été officiellement adopté mardi par le conseil.

Le service de l'urbanisme reconnaît une valeur «archéologique» au site, mais estime que le cimetière ne possède aucune valeur artistique ou emblématique. «Le site ne possède pas de valeur symbolique contribuant au sentiment d'appartenance de la communauté», ajoute le rapport. 

L'administration municipale note que la famille Barber, toujours propriétaire du terrain, est en faveur d'une citation patrimoniale, mais elle affirme craindre qu'une telle reconnaissance ait un effet contraignant, «même pour les actions de mise en valeur et de réhabilitation», poursuit l'analyse. 

L'alternative à la citation patrimoniale proposée par le service de l'urbanisme était d'«évaluer la possibilité d'installer un panneau d'interprétation permettant d'identifier et décrire le lieu et son histoire».

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