Entretien déficient: la STO savait et n'a rien fait, dit le syndicat

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La partie syndicale affirme également que, contrairement à ce que la direction avance, la sécurité des usagers et des employés pourrait bien avoir été mise en danger.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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La haute direction de la Société de transport de l'Outaouais (STO) savait depuis de nombreuses années que la planification de l'entretien de ses véhicules et la gestion de l'inventaire des pièces étaient déficientes, affirme le syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien du transporteur public.

En ce sens, le rapport du vérificateur général de la Ville de Gatineau, qui a écorché mardi la STO pour de nombreuses déficiences dans la planification et la gestion de l'entretien, n'a pas révélé grand-chose aux employés du transporteur public. 

«De nombreuses interventions ont été faites au fil des ans, tant par les salariés que par les représentants syndicaux, à tous les paliers de gestion, incluant le directeur des opérations, mais la direction de la STO n'écoute absolument pas ses employés ni le syndicat», dénonce le président du syndicat, Félix Gendron.

Ce dernier mentionne avoir rencontré la direction de l'entretien en 2014. «Tout a été mis sur la table à ce moment-là, note M. Gendron. On a tout expliqué, tout ce que vient de dire le vérificateur général, et rien n'a changé, rien n'a bougé. Ça fait 15 ans qu'on agite des drapeaux rouges, mais la direction ne fait absolument rien pour améliorer la situation. Quelle est l'imputabilité des cadres dans cette organisation? Le gros bobo, on le connaît. C'est l'entretien.»

«Ça fait 15 ans qu'on agite des drapeaux rouges, mais la direction ne fait absolument rien pour améliorer la situation. Quelle est l'imputabilité des cadres dans cette organisation?»

Félix Gendron
président du syndicat

La STO insiste depuis mardi pour dire que la sécurité des usagers n'a jamais été en danger par les lacunes dans la planification de l'entretien préventif. M. Gendron ne croit pas à cette affirmation. «La Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ) impose des normes pour que les véhicules lourds soient sécuritaires, rappelle-t-il. Si ces normes ne sont pas respectées, ultimement, la sécurité des usagers et de nos membres est mise en danger.»

Carpentier «déconnecté» de la réalité

Le président du syndicat a été surpris d'entendre le président de la STO, Gilles Carpentier, affirmer mardi qu'il tendait la main au syndicat pour que l'organisation règle ses problèmes ensemble.

«M. Carpentier est déconnecté, il n'a aucune idée de ce qui se passe sur le plancher pour dire des choses comme ça, affirme M. Gendron. Le syndicat a toujours été prêt à s'impliquer, il l'est encore, mais l'employeur devra faire des efforts pour améliorer les relations avec ses employés.»

«Ce n'est pas avec 150 griefs par année que les choses vont s'améliorer. Il n'a aucune idée des véritables relations patronales-syndicales dans l'organisation. Il est mal informé. Nous sommes prêts à aider, mais des choses doivent changer. Il faut du concret.»

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