Frustration dans Connaught et Rivermead

C'est ce lundi qu'entreront en vigueur les changements que la Société de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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C'est ce lundi qu'entreront en vigueur les changements que la Société de transport de l'Outaouais (STO) a apportés à son réseau dans le secteur Aylmer.

Ces modifications doivent rendre la vie plus facile aux usagers des différents quartiers - sauf deux, Connaught et Rivermead, selon un résident qui déplore la perte de services.

Dès le 29 août, et pour une période d'essai qui durera jusqu'en avril, tous les autobus de la série 40 cesseront d'arrêter au parc-o-bus Rivermead. L'idée derrière ce changement est de désengorger les autobus et d'ainsi laisser plus de place aux usagers qui se rendent dans les quartiers desservis.

Selon Alain Desroches, cette décision a un revers. Le parc-o-bus Rivermead est le seul auquel le résident de Connaught puisse se rendre à pied depuis sa résidence. Et cette refonte entraînerait une diminution importante du nombre de trajets pour se rendre au centre-ville de Gatineau et à Ottawa et pour en revenir aux heures de pointe.

Alors qu'avant roulaient les lignes 40, 41, 44, 45, 46 et 47 à deux pas de sa résidence, toutes ont été déviées pour ne laisser circuler que la ligne 59, seul trajet qui fera désormais le lien entre son lieu de travail et lui.

Pour compenser, la STO a augmenté la fréquence de la ligne 59. Pendant les heures de pointe, l'autobus circulera au parc-o-bus à une fréquence allant jusqu'à 6 minutes entre chaque passage. 

Malgré ce changement, M. Desroches soutient que les résidents des deux quartiers se retrouvent désavantagés. « Je prends les autobus sur la rue Wellington, devant le parlement, et même en ce moment on peut attendre de 10 à 15 minutes pour prendre un autobus qui va à Aylmer, explique Alain Desroches. Mon inquiétude, à moi et aux gens du quartier, c'est que les journées où il y a tempête ou que les bus ne respectent plus l'horaire, on soit limités à un seul choix, la 59. »

Quant à savoir s'il serait possible de marcher jusqu'aux prochains arrêts où passent les autobus 40, le résident de Connaught rétorque que les arrêts les plus proches se situent à un demi-kilomètre de marche vers l'est ou vers l'ouest, le long du chemin d'Aylmer, où il n'y a aucun trottoir. Un déplacement peu commode - « surtout en hiver ! »

« On compte quand même sur la fréquence élevée des autobus, continue Alain Desroches. Quand on s'est établis ici, on s'est dit qu'on n'avait pas besoin de deux autos, ma conjointe et moi. On a deux enfants, un à la garderie et un à l'école devant l'hippodrome, où les autobus n'arrêtent plus. On a un horaire assez serré ; ça va nous faire perdre un peu plus de temps pour se rendre et revenir du travail. »

M. Desroches assure cependant être d'accord avec le reste de la refonte. « Je pense que l'intention de la STO est bonne et qu'il est très important de faire des changements pour permettre aux gens qui ne peuvent pas embarquer sur les 40 de retourner chez eux. Mais je trouve [ces coupures-là] dures à accepter. »

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