Rentrée chargée pour le maire Pedneaud-Jobin

Éternel dossier chaud, Guertin sera encore une fois... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Éternel dossier chaud, Guertin sera encore une fois au coeur des discussions autour de la table du conseil au cours des prochains mois, a signalé le maire Pedneaud-Jobin.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

À l'aube de la dernière année de son mandat, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, s'attend à un automne chargé au cours duquel il vise un dénouement dans le dossier Guertin.

Éternel dossier chaud, Guertin sera encore une fois au coeur des discussions autour de la table du conseil au cours des prochains mois.

«On a eu des discussions importantes cet été, c'est cet automne qu'on va conclure les discussions avec Vision Multisports Outaouais, et j'espère que ça va se conclure par une entente, a indiqué M. Pedneaud-Jobin devant les médias, mercredi. On va se prononcer sur le choix d'un terrain, sur un concept final, et tout ça, on va continuer à le faire en collaboration avec le gouvernement du Québec.»

Une présentation sur l'évolution du dossier sera faite «rapidement» devant le conseil, affirme le maire, en précisant qu'une partie de l'information pourrait être diffusée publiquement. «On va faire des déclarations sur ce dossier-là avant la fin septembre, c'est clair», a-t-il ajouté.

Remboursements attendus

Le premier magistrat espère également que la saison qui s'amorce sera synonyme de bonne nouvelle pour les contribuables gatinois, puisqu'il souhaite ardemment que toutes les firmes ayant participé à un système de collusion aux dépens de la Ville s'inscriront au programme de remboursement volontaire créé par le gouvernement.

Dans le cas contraire, M. Pedneaud-Jobin n'entend pas baisser les bras.

«On arrive aux échéances du programme de remboursement volontaire pour les institutions - notamment les villes qui ont été victimes de collusion, et on sait qu'on l'a été. On est contents qu'il y ait des firmes qui aient levé le doigt en disant "on est prêt à rembourser", et on incite fortement l'ensemble des firmes à faire ça, parce nous, on a envoyé des mises en demeure et on va être intraitables. [...] Les Gatinois se sont fait voler et on va faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aller en rechercher le plus possible.»

Le conseil devra se pencher sur l'utilisation des sommes qui seront éventuellement remboursées à la Ville, puisque «beaucoup de scénarios» sont sur la table, qu'il s'agisse d'un réinvestissement dans les infrastructures ou encore d'un remboursement «symbolique» aux contribuables, a indiqué le maire.

M. Pedneaud-Jobin souhaite par ailleurs que malgré les divergences d'opinions autour de la table, tous travailleront pour faire avancer les projets. «Tout le monde est conscient qu'il y a beaucoup de projets qui sont à livrer, donc j'espère que tout le monde va être constructif, a-t-il dit. Mais je le répète, il reste 25% du mandat. On ne peut pas gâcher ça en se chicanant constamment. Oui, il va y avoir des débats, mais tant qu'on avance comme ville, pour moi, c'est ça qui compte.»

Les partenariats avec Québec et Ottawa, la mise en place de la commission de développement économique, les démarches pour le développement du transport en commun vers l'ouest et le nouveau mode de fonctionnement au service de l'urbanisme marqueront aussi l'automne, a souligné le maire, tout comme les discussions devant mener à l'adoption du dernier budget du conseil actuel.

Une rencontre est également prévue sous peu avec la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais afin de déterminer quelle forme pourrait prendre un éventuel partenariat permettant de trouver des terrains pour la construction de nouvelles écoles et d'établir des échanges de services entre les deux parties.

Maxime Pedneaud-Jobin sur...

Les auditions de films XXX

Après avoir vivement dénoncé, il y a deux ans, l'organisation d'un «boule-o-thon» dans un bar de la ville, le maire de Gatineau estime que l'organisation prochaine d'une séance d'auditions par une firme de production de films pornographiques est un sujet «délicat» à commenter.

Maxime Pedneaud-Jobin a hésité à commenter la nouvelle publiée mercredi par TC Media selon laquelle la boîte de production AD4X organisera, à la fin septembre, un «casting party» dans un bar de danseuses de la rue Main.

«C'est toujours un peu délicat de commenter, parce qu'on donne de la pub à des gens à qui on ne devrait pas en donner, a réagi le maire. Nous, on va faire comme on fait toujours, on s'assure que ce qui se passe sur notre territoire respecte la réglementation. À partir du moment où ça la respecte, la seule chose qu'on peut faire, c'est émettre des commentaires sur les valeurs que ça véhicule. Moi, je l'avais dit la dernière fois [dans le dossier du Boule-O-Thon], on a un problème - un défi comme société - d'hypersexualisation. On a des défis par rapport à la vision que peuvent avoir certains du corps de la femme. L'industrie pornographique ne véhicule pas tellement une image de relations sexuelles saines, donc ce qui se fait dans ce bar-là s'inscrit dans le problème plus que dans la solution.»

Les frais de croissance

Maxime Pedneaud-Jobin invite l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) à reprendre les discussions avec la Ville dans le dossier des frais de croissance.

«On leur a dit: "On veut travailler avec vous sur la mécanique des frais de croissance." [...] Moi, je les invite encore à venir s'asseoir avec nous. Le problème de fond de l'APCHQ, c'est qu'ils n'en veulent pas de frais de croissance. Mais de notre côté, il va y en avoir des frais de croissance, la loi nous le permet. La question, c'est comment on le fait. Est-ce qu'on peut le faire d'une façon qui est la plus intéressante pour ceux qui les payent? Est-ce que la mécanique peut être plus simple? [...] J'aimerais beaucoup mieux travailler avec l'APCHQ, mais ils ont décidé de se retirer. Je leur tends la main une autre fois.»

Les travaux de stabilisation sur la rue Lafrance

En 2008, un glissement de terrain forçait l'évacuation... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 5.0

Agrandir

En 2008, un glissement de terrain forçait l'évacuation de six résidences de la rue Lafrance. Gatineau y mène aujourd'hui des travaux de stabilisation en vue de permettre à un promoteur de construire une vingtaine de résidences.

Etienne Ranger, LeDroit

Alors que des citoyens des environs de la rue Lafrance s'inquiètent de voir des travaux de stabilisation être réalisés dans le but d'y construire 24 nouvelles maisons, Maxime Pedneaud-Jobin affirme que toutes les vérifications préalables ont été effectuées dans les règles de l'art.

Tout en reconnaissant que le glissement de terrain ayant forcé l'évacuation permanente de six résidences de la rue Lafrance, en 2008, a été «une expérience difficile» tant pour les citoyens que pour les autorités municipales, le maire se dit rassuré par la contre-expertise réalisée à la demande de la Ville.

«On a fait nos devoirs et on est confiants qu'avec ce qu'on a fait, on ne vivra pas ce qu'on a vécu dans le passé», a-t-il déclaré.

Les défibrillateurs dans les auto-patrouilles

À l'aube de la dernière année de son... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 7.0

Agrandir

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Maxime Pedneaud-Jobin souhaite «avancer avec prudence» dans le dossier du rapport du coroner ayant recommandé l'ajout de défibrillateurs cardiaques dans les auto-patrouilles du Service de police de la Ville de Gatineau.

Alors que la conseillère Louise Boudrias prévoit ramener le sujet devant la commission Gatineau, ville en santé, le maire reconnaît que la recommandation du coroner doit être considérée «avec énormément de sérieux». M. Pedneaud-Jobin note toutefois que différents enjeux devront être analysés, notamment au niveau de la gestion des ressources policières.

«Ce qui est difficile, c'est quand on met des ressources à un endroit, par exemple quand les policiers se déplacent pour une intervention, ils ne sont pas à un autre endroit pour faire une autre intervention, a mentionné le maire. Donc, ce n'est pas aussi simple de dire qu'on en met partout (des défibrillateurs).»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer