Repenser les déplacements au centre-ville

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Sortie du pont des Chaudières, à l'angle des rues Laurier et Eddy

Martin Roy, LeDroit

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La venue du projet Zibi, de ses quelque 3000 unités résidentielles, de son hôtel de 160 chambres et de ses 700 000 pi2 de surface commerciale et d'espace à bureaux force la Ville de Gatineau à complètement repenser l'aménagement de ses réseaux piétonnier, cyclable et carrossable à l'entrée de son centre-ville.

Dans un horizon de cinq à dix ans, l'allure de la rue Laurier entre Maisonneuve et Montcalm aura complètement changé. La façon d'utiliser le pont des Chaudières, la place réservée aux piétons et surtout l'intersection Eddy-Laurier seront au coeur de la refonte de ce secteur interprovincial névralgique.

L'étude d'impact sur la mobilité dans le quartier de la chute des Chaudières préparée par la firme d'ingénieurs CIMA+ et dont LeDroit a obtenu copie par le biais de la Loi d'accès à l'information propose de sécuriser le réseau cyclable en construisant une passerelle à l'intersection Montcalm-Laurier, qui passerait au-dessus de l'eau, près des centrales hydroélectriques.

La directrice du module de l'aménagement du territoire et du développement économique de la Ville de Gatineau, Catherine Marchand, confirme qu'une telle option doit être envisagée à moyen ou long terme. « Actuellement, il n'y a pas d'appétit de la part de nos partenaires (CCN et la Ville d'Ottawa) pour un allègement de la circulation lourde sur le pont des Chaudières, soutient-elle. À cause de ça, nous n'arrivons pas à atteindre nos objectifs en transport actif dans ce secteur. Nous devons donc travailler sur des solutions qui laissent encore la place au camionnage et aux autobus. C'est pour ça qu'il y a la proposition d'une passerelle. Elle est d'ailleurs déjà au Plan particulier d'urbanisme. C'est cependant à plus long terme, à cause des coûts et des multiples juridictions impliquées. Les discussions vont devoir se poursuivre. C'est clair que pour atteindre nos objectifs en transport actif, on va devoir arriver à cette passerelle un jour et ça va demander une contribution municipale. »

Intersection critique

L'étude d'impact de CIMA+ n'a jamais été déposée au conseil, précise Mme Marchand. Elle servira à éclairer les services municipaux qui doivent eux aussi pondre une étude sur la requalification complète de la rue Laurier. Elle renferme aussi une masse de données sur la circulation à la sortie du pont des Chaudières, à l'angle des rues Laurier et Eddy.

À l'heure actuelle, 31 autobus et une soixantaine de camions lourds empruntent quotidiennement cette intersection dont le profilage rend toutes ces manoeuvres compliquées, voire dangereuses pour les piétons et les quelque 360 cyclistes qui tentent de cohabiter, stipulent les ingénieurs civils de CIMA+. À cela il faut ajouter les 2000 voitures, souvent avec un seul passager, qui transitent aux heures de pointe entre les deux rives en passant par cette intersection. Le développement de Zibi amènera, à terme, entre 700 et 800 déplacements supplémentaires quotidiens à cet endroit.

CIMA+ considère que la fluidité de la circulation est de niveau D, donc « acceptable ». Sa configuration complexe en fait toutefois un secteur « accidentogène ». « Le taux d'accidents est supérieur aux taux jugés critiques », soutient le document.

« C'est un secteur névralgique, rappelle Mme Marchand. On se retrouve à l'interface des rives, de tous les liens interprovinciaux, et c'est un espace relativement restreint. Les enjeux en sont décuplés. »

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