Embellie entre Gatineau et ses policiers

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Le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Jean-Pierre Bussière

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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La période estivale aura peut-être été bénéfique pour les relations patronales-syndicales entre la Ville de Gatineau et ses policiers.

Les négociations qui étaient dans une impasse avant les vacances devraient reprendre au cours des prochaines semaines, indique le président de la Fraternité des policiers de Gatineau, Jean-Pierre Bussière. 

«L'été a été tranquille, mais il y a eu quelques approches, confirme-t-il. Je dois avoir des discussions avec les membres de l'exécutif syndical d'abord, mais nous pouvons entrevoir une reprise des négociations avec l'employeur dans les prochaines semaines. On pourrait commencer par établir un calendrier afin de déterminer sur quoi porteront les discussions.»

Il s'agirait d'une première embellie dans ce dossier depuis plusieurs mois.

Jugeant l'offre patronale irrecevable, la Fraternité des policiers, forte de l'unanimité de ses membres, a fait une demande d'arbitrage au ministère du Travail à la fin du mois d'avril. En juillet, les policiers haussaient le ton en entamant des moyens de pression dits de «visibilité». La Fraternité affirmait avoir perdu confiance en la volonté de la Ville d'en venir à une convention collective négociée. 

Coderre et Labeaume «jouent les martyrs»

Les plaintes des maires Régis Labeaume et Denis Coderre, mardi, en commission parlementaire sur le projet de loi 110 n'ont pas ému Jean-Pierre Bussière. Selon ce projet de loi, les conditions de travail des employés municipaux pourraient, dans certains cas bien précis, être décrétées par l'Assemblée nationale. 

Les maires de Québec et Montréal en ont particulièrement contre le processus d'arbitrage qui, selon eux, a mené à un écart de 40% entre les fonctionnaires provinciaux et municipaux. Ils demandent à ce que ce processus soit carrément éliminé.

«Les maires Coderre et Labeaume jouent une game en tentant de faire pitié, lance M. Bussière. Les contrats de travail en vigueur, ils les ont signés. Ils jouent à Aurore l'enfant martyre. Ils veulent niveler par le bas. Comme policiers, nous devons être payés à notre juste valeur. Nous ne sommes pas à Cuba.»

Entente de principe pour 6300 employés de la Ville d'Ottawa 

Une entente de principe est intervenue mercredi entre la Ville d'Ottawa et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) pour le renouvellement de la convention collective de quelque 6300 employés municipaux.

Ces employés, des travailleurs de la division des parcs et des loisirs, ainsi que le personnel offrant des services de première ligne dans les bibliothèques, les centres d'accès communautaires, les logements sociaux et les établissements de soins à long terme, notamment, étaient sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2015.

L'accord a été conclu après 24 jours de négociations au cours des sept derniers mois. La Ville et l'unité locale 503 du SCFP, le plus gros syndicat d'employés d'Ottawa, ont tenu leurs discussions selon le modèle «pas de grève/pas de lockout», qui est en place depuis plus de 50 ans.

Les modalités de l'entente doivent rester confidentielles jusqu'à ce qu'elle soit présentée au conseil municipal, en septembre, pour ratification.

- Charles-Antoine Gagnon, LeDroit

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