Un meilleur Rapibus pour une ville plus verte

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L'un des premiers gestes du conseil municipal a été de déconstruire l'approche « absolue et radicale » du système de rabattement choisi par la STO pour opérer le Rapibus. « On a nuancé ça», rappelle le maire.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Chaque lundi, pendant six semaines, LeDroit passe au peigne fin le bilan du programme du conseil municipal de Gatineau. Cette série de reportages s'appuie notamment sur trois heures d'entrevues avec le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Cent quatre-vingts minutes d'entretien, à notre demande, au cours desquelles le programme du conseil a été revu presque point par point. Le thème de cette dernière publication : Gatineau, ville verte, active et en santé.

Les ratés lors du lancement du Rapibus, en 2013, et la grogne populaire que cela a suscitée envers la classe politique gatinoise ont poussé le conseil municipal à agir rapidement au lendemain de l'élection. Les élus ont forcé la Société de transport de l'Outaouais (STO) à faire un examen de conscience et à offrir un service rapide qui reflète les besoins réels de la clientèle. 

Dès l'élection du nouveau conseil, le maire Maxime Pedneaud-Jobin a pris la présidence de la STO pendant quelques mois, afin de s'assurer que le message du conseil passe au sein de l'organisation. Il a ensuite passé le flambeau au conseiller Gilles Carpentier, qui a poursuivi le travail.

L'un des premiers gestes a été de déconstruire l'approche « absolue et radicale » du système de rabattement choisi par la STO pour opérer le Rapibus. « On a nuancé ça, rappelle le maire. On a dit qu'il y avait des endroits où cette vision un peu raide du rabattement ne fonctionnait pas pour les utilisateurs. » C'est ainsi que des lignes express se sont progressivement intégrées au Rapibus pour mieux desservir certains secteurs, notamment dans l'est de la ville.

« La STO est l'un des chantiers les plus importants et où nous avons eu le plus de succès depuis le début du mandat, mentionne le maire Pedneaud-Jobin. On a fait pour un peu plus de 3 millions $ d'ajustements pour nous rapprocher des besoins réels des citoyens et l'achalandage a augmenté. Nous avons aussi fait une révision organisationnelle en profondeur de la STO et les économies qui en ont découlé nous ont permis d'investir plus dans le réseau. On a fait une révision de ce qui s'est passé dans le dossier du Rapibus. On ne veut pas reproduire ces erreurs-là à l'avenir. »

Un automne crucial

L'avenir du transport en commun dans l'ouest de la ville se jouera en partie d'ici Noël. Le processus de consultation sur le trajet, la technologie et la forme que prendra le futur lien rapide devant desservir le secteur Aylmer a été entamé en juin et se poursuivra cet automne. Un rapport final est attendu à la fin de l'année. 

Le resserrement des liens avec la Ville d'Ottawa connaîtra un véritable test alors que l'éventuel arrimage entre les deux systèmes de transport en commun doit faire l'objet de choix stratégiques. « On tente, avec Ottawa, de mettre en place une mécanique, rappelle le maire. Il faut se parler constamment et concevoir ensemble nos réseaux et c'est là-dessus que porte la discussion. Il y a des rencontres. On s'est entendu pour parler plus tard d'éléments concrets. L'automne va être important parce que des choix doivent être faits. On ne pourra pas ne pas parler de l'arrimage. À court terme, on a la volonté de s'arrimer avec le train léger. »

Des poules en ville

Le conseil s'était engagé à faire la promotion de l'alimentation locale et il a sauté à pieds joints dans le train de l'agriculture urbaine. Bientôt, les Gatinois qui respecteront la réglementation pourront avoir leurs propres poules à domicile. Il ne s'agit toutefois qu'un d'un élément du nouveau programme en agriculture urbaine adopté au printemps 2016. 

Il sera aussi désormais plus simple d'aménager un jardin communautaire. L'accent sera aussi mis sur la formation de la population. La ferme Moore aura un rôle important à jouer à ce chapitre.

«Il n'y a pas meilleur moment» pour passer à l'électrique

Parmi les efforts ciblés par le conseil pour réduire ses émissions de CO2, l'électrification de la flotte de véhicules municipaux figure au premier rang. Le travail est déjà amorcé. La grande majorité de la flotte automobile servant à l'application du règlement sur le stationnement utilise une technologie hybride. Le maire Maxime Pedneaud-Jobin est d'avis qu'il n'y a pas de «meilleur moment» pour poursuivre les efforts en ce sens. «Québec et Ottawa parlent de l'électrique, note-t-il. Il faut cependant une analyse des coûts. Un rapport sera déposé cet automne dans ce dossier.»

Orientation #6: ville verte, active et en santé

La Ville de Gatineau multiplie les efforts depuis plusieurs années pour maintenir son image de « ville verte » dont la population est de plus en plus active. Le présent conseil ne fait pas exception à la règle et jalouse lui aussi cette image en mettant de l'avant plusieurs mesures visant notamment à lutter contre les changements climatiques et encourager le transport actif.

Résolution #1 : Que le conseil mandate la STO de prendre les orientations suivantes

  • Étendre le Rapibus vers l'est, jusqu'au boulevard Lorrain
  • Gatineau a remis à jour l'étude d'opportunité pour la réalisation de ce tronçon. Reste maintenant à convaincre Québec d'investir.

  • Préparer la mise en place d'un réseau de transport en commun rapide vers l'ouest
  • Le processus de consultation est entamé depuis juin 2016 et doit se continuer à l'automne. Un rapport final est prévu à la fin 2016.

  • Améliorer l'étendue,la fréquence, la rapidité, la fiabilité, l'accessibilité du réseau actuel
  • Investissement de 3,2 millions $ dans la bonification des services depuis 2014.

  • Entreprendre un processus de révision organisationnel
  • Gains d'efficacité de 4,1 millions $ jusqu'à maintenant.

  • Négocier des ententes avec le milieu scolaire pour l'accès au transport en commun chez les étudiants
  • Plusieurs ententes ont été renouvelées.

  • Offrir un service de transport en commun reflétant les besoins réels
  • Nouvelle approche de la STO en place qui a mené à une nouvelle planification stratégique.

Résolution #2 : Que la Ville mise sur les transports alternatifs

  • Développer le réseau cyclable pour en faire un modèle au Québec
  • Positionnement de Gatineau comme ville vélo. Embauche d'un coordonnateur vélo. Construction de tronçons de pistes cyclables et de trottoirs manquants.

  • Installer des services de type « vélos de quartier » dans les noyaux urbains
  • Tous les secteurs de la Ville à l'exception d'Aylmer sont desservis par un organisme qui prête des vélos.

Résolution #3 : Que Gatineau entreprenne l'électrification du parc automobile municipal

  • Un rapport faisant le point sur ce dossier sera déposé cet automne au conseil municipal.

Résolution #4 : Que la Ville promeuve l'alimentation locale

  • Adopter une réglementation favorisant l'agriculture urbaine
  • Adoption d'un programme et d'un plan d'action en la matière en avril 2016.

  • Explorer des modalités moins coûteuses d'implantation de jardins communautaires et voir la possibilité d'en augmenter le nombre
  • Un bilan a été déposé en 2014 et un comité de travail a été créé en janvier 2015. Révision des exigences pour la création d'un jardin communautaire.

  • Évaluer la possibilité de confier la gestion et la coordination des marchés publics à un organisme municipal
  • Le conseil a laissé tomber cette idée pour l'instant.

Résolution # 5 : Que la Ville inclut dans les options envisagées l'implantation d'un incinérateur en milieu urbain

  • La Ville a adopté son nouveau Plan de gestion des matières résiduelles au printemps 2016. Les discussions se poursuivent entre Gatineau, les MRC et la Ville d'Ottawa pour trouver une solution commune aux déchets ultimes.

Résolution #6 : Que la Ville lutte contre les logements problématiques

  • Créer un registre des logements problématiques sur le territoire
  • Un premier rapport sur les logements insalubres a été soumis au conseil en 2016. Un plan d'action doit suivre.

  • Réviser les pouvoirs de la Ville pour lui permettre d'agir adéquatement
  • Une procédure a été mise en place dans les différents secteurs. 

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