Rapibus: la STO condamnée doit dédommager des commerces

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Les travaux de construction du Rapibus avaient nui à l'accès aux commerces du Village Gréber. Certains ont depuis fermé leurs portes, se disant privés de leur clientèle.

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Les propriétaires de la Cage aux Sports du Village Gréber, dans le secteur Gatineau, ont espoir de gagner leur cause contre la Société de transport de l'Outaouais (STO), après la victoire d'autres restaurateurs de l'endroit devant le Tribunal administratif du Québec (TAQ).

Cette victoire est juridique et financière.

Le 5 août dernier, les frères Jemal et Abbes Djari, propriétaires du Tutti Frutti, se sont vus confirmer le dédommagement de 317 000 $ accordé par le TAQ en 2014, dans la foulée des travaux de construction du Rapibus, coin Gréber et Maloney. Ce montant est aujourd'hui de 440 000 $, en raison des intérêts encourus, précise l'avocat des restaurateurs.

La STO a contesté la première décision du tribunal, affirmant qu'il avait erré en droit et en fait.

L'avocat des frères Djari, Me Stéphane Tremblay, rappelle que cette poursuite visait à dédommager ses clients pour la perte de revenus, ainsi que les dommages et les intérêts encourus. Les travaux avaient nui à l'accès aux commerces du secteur, selon les propriétaires du Tutti Frutti.

Les propriétaires de la Cage aux sports, voisins du Tutti Frutti, attendaient les conclusions de ce débat judiciaire, puisqu'ils poursuivent aussi la STO pour les mêmes raisons, cette fois pour un montant de 916 000 $. La cause du restaurant, rebaptisé « La Cage » depuis peu, était suspendue devant les tribunaux.

« Maintenant, oui, absolument, ça va servir », commente l'avocat de la compagnie à numéro qui dirige la succursale de la Cage aux sports du village Gréber, Me Martin Binet.

173569 Canada inc. est géré par quatre personnes, soit Jacques Laviolette, Nicholas Papadakos, Jacinthe Thériault, et Tony Xenos.

« L'audition de notre dossier était sur la glace, dit Me Binet. Nous allons demander au TAQ de relancer les procédures. »

La STO peu volubile

Par courriel, la responsable des affaires publiques de la STO a commenté avec prudence, jeudi. 

« La STO est actuellement en analyse du jugement de la Cour du Québec du 5 août 2016 entourant le dossier Tutti Frutti, et fera ses recommandations au conseil d'administration de la STO, qui décidera, dans un délai raisonnable, de la suite des choses. La STO ne commentera pas davantage sur le sujet d'ici là. »

D'autres commerçants du Village Gréber ont entamé des procédures semblables contre la STO, alors que certains ont fermé leurs portes, se disant privés de leur clientèle.

Dans la décision du juge Vincenzo Piazza, on lit que des ententes hors cour sont intervenues avec d'autres locataires : Pizza Hut, Centre du party Cody, Emerald Tuile et Marbre.

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