Infrastructures: Gatineau n'y arrivera pas seule

Gatineau continue, année après année, à investir massivement dans ses... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Gatineau continue, année après année, à investir massivement dans ses infrastructures. Plus que Montréal et Québec per capita, signale le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

Malgré cela, la Ville accuse toujours un déficit d'entretien de ses routes, de ses bâtiments, de ses égouts et de ses usines d'eau de 1,3 milliard $. Des objectifs ambitieux et une centaine de millions de dollars par année consentis aux infrastructures ne permettent cependant même pas d'arrêter l'hémorragie. Le déficit continue de gonfler. 

Est-ce que Gatineau pourrait faire plus que ce qu'elle fait présentement ? Est-ce que le conseil pourrait détourner certaines dépenses pour faire plus de réfection d'infrastructures ? Évidemment qu'il le pourrait, répond le maire, mais selon lui, la solution ne réside pas là. « On pourrait y faire passer tout le budget de la Ville, on pourrait doubler les taxes municipales l'an prochain, mais on n'y arriverait pas plus, lance-t-il. On gère 60 % des infrastructures et on ne reçoit que 8 % des taxes et impôts. La réponse se trouve dans le programme d'infrastructures du fédéral et dans les investissements de Québec. Nous faisons le maximum avec les outils que nous avons présentement à notre disposition. »

La maire Pedneaud-Jobin convient que la bataille politique pour réformer les régimes de retraite des employés municipaux n'a pas été gagnée en agissant seul. « Québec avait la volonté d'agir, mais il fallait aussi convaincre le gouvernement de le faire, l'appuyer et faire face à nos syndicats », note-t-il. 

Le rôle qu'a joué Gatineau dans cette bataille a été celui des « modérés ». Le maire rappelle que l'approche préconisée par la Ville de Québec était « pas mal plus raide », ce qui, selon lui, faisait fuir certaines villes qui étaient moins intéressées à ce type de discours.

« Gatineau a joué le rôle des villes modérées, explique M. Pedneaud-Jobin. Nous étions d'accord avec les principes du projet de loi, mais pour sauver les régimes de retraite, pas pour s'attaquer aux syndicats. Nous avons joué un rôle qui n'a pas été négligeable sur cette question. Je suis assez fier de ce qu'on a fait dans ce dossier. »

Devenir plus efficace

Le conseil municipal devrait faire un pas de plus, lors de l'étude du budget 2017, dans l'implantation de la culture d'efficacité qu'il souhaite insuffler à l'administration. 

« On est prêt à tout remettre en question, insiste le maire Pedneaud-Jobin, et faire comme on a fait avec les cols bleus. »

La réorganisation du travail de ces employés a permis à la Ville de faire plus dans certains domaines, sans devoir dépenser plus pour autant.

Le succès est probant, notamment dans le cas des nids de poule. En 2015, le service 3-1-1 a enregistré 7000 requêtes de moins de citoyens se plaignant d'un nid de poule. « C'est le genre de résultat qu'on n'aurait pas aujourd'hui si nous avions décidé de couper à la hache 10 % dans nos services », note le maire. Depuis 2013, la commission de révision des dépenses et des services a permis d'économiser plus de 10 millions $ sur une base récurrente. 

L'administration municipale doit bientôt proposer un certain nombre d'options permettant au conseil de couper dans des services sans que le citoyen en soit trop affecté. Le dossier du financement des camps de jour sera notamment abordé. « L'objectif est de dégager des économies, dit M. Pedneaud-Jobin. Nous avons un déficit structurel permanent [de 4 millions $] et nous devons trouver une façon d'économiser. »

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