Urbanisme: «On est pris dans un carcan»

Les citoyens auront l'occasion de présenter une demande... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Les citoyens auront l'occasion de présenter une demande d'ouverture de registre entre les 13 et 21 juillet concernant le changement de zonage du projet résidentiel controversé, qui est envisagé sur le terrain situé entre la rue Limbour et le chemin des Érables, à Gatineau.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Les citoyens et les promoteurs auraient avantage à revoir la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme afin de donner une place au dialogue et peut-être négocier des modifications à certains projets.

Le politologue et professeur à l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Guy Chiasson, constate que le mécanisme des registres est souvent désuet.

« Dans sa forme actuelle, le registre est trop discursif. On est pour ou contre un projet et on n'a pas l'option de revoir des détails. On devrait avoir la possibilité d'avoir des positions plus nuancées », explique M. Chiasson.

Selon lui, plusieurs projets auraient eu une chance d'être adoptés si les promoteurs avaient la chance de les modifier plutôt que de voter par « oui ou non, sans nuance » lors des référendums.

Mise en place dans les années 70, la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme avait été créée pour répondre aux préoccupations et permettre la participation des citoyens dans le processus décisionnel.

« On est pris dans un carcan. Il faut décider si c'est oui ou non et on ne donne pas d'espace au débat, ce qui pourrait permettre de négocier des conditions. On peut avoir de beaux projets qui répondent aux inquiétudes des gens si les promoteurs répondent mieux aux intérêts », donne en exemple M. Chiasson.

Opposition à Limbour

Les citoyens auront l'occasion de présenter une demande d'ouverture de registre entre les 13 et 21 juillet concernant le changement de zonage du projet résidentiel controversé envisagé dans le secteur Limbour à Gatineau.

Lors de la dernière réunion du conseil municipal, le conseiller du district, Cédric Tessier, a annoncé avoir déjà en main les signatures requises pour permettre l'ouverture d'un registre et, si assez de citoyens signent ce registre, forcer éventuellement la tenue d'un référendum sur la question.

Quant au propriétaire du terrain, situé entre la rue Limbour et le chemin des Érables, il se dit victime d'une campagne de salissage de la part de M. Tessier. Christian Brunet admet avoir reçu des constats d'infraction. Toutefois, il n'était pas question de travaux réalisés, mais plutôt d'entreposage de matériaux.

Concernant les allégations de déboisement illégal et de remblaiement d'un ruisseau, l'homme d'affaires veut clarifier les faits.

« J'ai reçu un avis d'infraction concernant la coupe d'arbre non autorisée et, après vérification, la Ville a pu constater que j'avais les autorisations du ministère », explique M. Brunet.

Il veut rassurer les résidents du secteur et entend se conformer à leur décision une fois que le registre sera ouvert. « Je veux laisser les gens s'exprimer et s'opposer si c'est ce qu'ils souhaitent. Je vais respecter leur choix. C'est à eux de s'opposer au projet et non au conseiller », affirme-t-il.

Le 5 juillet dernier, le conseil municipal de Gatineau adoptait majoritairement une dérogation permettant un changement de zonage pour autoriser la construction de bâtiments de quatre étages sur le terrain, plutôt que les deux étages prévus au schéma d'aménagement.

Le conseiller Tessier s'est opposé, estimant que la dérogation adoptée par le conseil trop permissive, même si le promoteur s'est engagé à inclure des mesures d'atténuations pour les résidences voisines.

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