Gatineau, le «joueur qui compte»

Le travail main dans la main des maires... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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Le travail main dans la main des maires Maxime Pedneaud-Jobin et Jim Watson aide Gatineau à « prendre sa place», estime l'élu gatinois.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le maire d'Ottawa, Jim Watson, n'avait encore jamais mis les pieds dans le bureau du maire de Gatineau, à la Maison du citoyen. Il l'a fait pour la première fois le 30 juin dernier. Plus tôt dans l'année, c'était le chef de Kitigan Zibi qui passait la porte du cabinet pour une première fois.

Ces événements peuvent sembler anecdotiques, mais ils sont symptomatiques des liens que Gatineau avait tissés, ou pas, avec sa voisine et ses partenaires, estime le maire Maxime Pedneaud-Jobin. Il était important pour le conseil et le maire, au cours du présent mandat, de remédier à cette situation afin de permettre à Gatineau de « jouer son rôle » et « prendre sa place ».

« Globalement, Gatineau est devenu un joueur qui compte, ce qu'on n'était pas », lance le maire Pedneaud-Jobin. Elle a fait entendre sa voix dans de nombreux dossiers. À Québec d'abord, avec les dossiers des frais de croissance, de l'autonomie municipale, du fardeau administratif des villes, de la collusion, des régimes de retraite et lors de la campagne électorale provinciale. « Dans tous ces dossiers, Gatineau a joué un rôle, insiste le maire. On a toujours été un des acteurs qui n'étaient pas négligeables. Au fédéral, on n'avait jamais vu les maires d'Ottawa et Gatineau prendre autant de place ensemble lors d'une élection. »

Dans son programme, le conseil affirme sa volonté... - image 2.0

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Dans son programme, le conseil affirme sa volonté d'«agir en véritable métropole de l'Outaouais» et comme «partenaire important» du milieu de l'éducation et de la santé. Les élus ont aussi souhaité que Gatineau joue son rôle de quatrième plus grande ville au Québec. Le conseil veut que Gatineau se serve de sa situation géographique pour jouer de son influence et qu'elle se donne la possibilité d'«influencer significativement les décisions politiques».

Localement, Gatineau entretient maintenant un dialogue constant avec les MRC de la région, soutient M. Pedneaud-Jobin. Des partenariats ont été développés avec plusieurs acteurs régionaux d'importance. « La Société des transports de l'Outaouais, il n'y a plus de nous et d'eux, dit-il. On avance ensemble maintenant. Tourisme Outaouais, c'est la même chose. Nous avons fait des choix stratégiques ensemble. À l'Université du Québec en Outaouais (UQO), nous investissons dans un partenariat important. Il suffit de faire une revue de presse dans le domaine du logement pour voir que nous sommes dans un univers complètement différent par rapport à avant. »

Mobiliser la région

Les dernières élections provinciales ont été le théâtre d'une première dans l'histoire de la région qui n'aurait pas pu être possible sans le leadership exercé par Gatineau, estime M. Pedneaud-Jobin. 

« On a mobilisé la région pour qu'ensemble on fasse des revendications, rappelle-t-il. Pour la première fois on s'est entendu (sur une priorité), l'éducation. Le Dossier Outaouais que le front régional a remis au premier ministre Couillard, c'est de la revendication à un degré où je ne vois pas de comparable dans notre histoire politique récente. On a déjà eu un certain nombre de résultats et on va maintenir la pression. » 

M. Pedneaud-Jobin souligne que Québec reconnaît maintenant la situation particulière de l'Outaouais en éducation postsecondaire. « Le poids politique de la Ville et des autres partenaires derrière l'UQO est un des éléments qui fait que l'université a eu des résultats face au gouvernement, dit-il. Québec sait que toute la région est en attente et derrière l'UQO. »

Les MRC et Kitigan Zibi

La solution ultime aux déchets devra un jour venir de la région. 

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin assure que Gatineau et les MRC de la région en sont conscientes et qu'elles travaillent ensemble pour avancer dans ce dossier. « On fait une préétude pour une solution régionale, dit-il. On parle souvent du Pontiac, mais est-ce que ce serait dans le cadre d'une entente avec Ottawa ? Ce sont des millions de dollars juste en études. » 

Le maire n'est pas peu fier de la façon dont se sont resserrés les liens entre Gatineau et la communauté de Kitigan Zibi. 

« C'est majeur ce qui s'est passé avec la Place Abinan (sur la rue Jacques-Cartier) et ce qui se passe dans nos relations avec Kitigan Zibi. Jamais un maire de Gatineau ne s'était rendu là-bas et jamais un chef n'était venu s'asseoir dans le bureau du maire. »

Les affaires intergouvernementales

À l'instar de Montréal et Québec, le conseil municipal de Gatineau s'est engagé à doter son appareil municipal d'un responsable des affaires intergouvernementales.  

« On veut régler ça avant la fin du mandat, dit le maire. Un de nos avantages, c'est notre réalité frontalière, notre proximité avec le fédéral, les ambassades et la Fédération canadienne des municipalités. On serait capable de jouer un rôle pas mal plus intéressant si on s'équipe pour le jouer. Il faut inscrire ça dans l'ADN de la Ville. »

C'est présentement le personnel politique du maire qui assure un suivi des dossiers dans ce domaine.

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