«Certains ne souhaitent pas le succès de mon administration» - Maxime Pedneaud-Jobin

Sans jamais pointer du doigt un ou des... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Sans jamais pointer du doigt un ou des conseillers en particulier, le maire de Gatineau a dénoncé la volonté de certains de «faire un spectacle politique» au détriment de la gestion des affaires municipales.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a profité de son traditionnel bilan de session qui précède les vacances estivales, mercredi, pour lancer un message à ses adversaires politiques. 

« C'est évident qu'au conseil, il y a des gens qui ne souhaitent pas le succès de mon administration, a-t-il lancé en réponse à une question de la presse. Mais c'est aussi clair qu'il y en a assez qui le souhaitent pour que les choses avancent, et pas juste ceux d'Action Gatineau. On réussit à avancer, c'est compliqué, je prends des coups, mais on avance et pour moi c'est ça qui est important. »

Sans jamais pointer du doigt un ou des conseillers en particulier, le maire de Gatineau a dénoncé la volonté de certains de « faire un spectacle politique » au détriment de la gestion des affaires municipales. 

M. Pedneaud-Jobin indique que ceux qui lui reprochent de travailler seul « ne sont généralement pas ceux ou celles qui souhaitent que ça fonctionne mieux au conseil ». 

Plus d'efficacité

Le maire ajoute que le conseil pourrait travailler plus rapidement « si tout le monde était constructif » autour de la table. « Disons que des fois, on ne fait pas des débats sur des dossiers extrêmement profonds, dit-il. Est-ce qu'une présentation en particulier doit se faire au printemps ou à l'automne ? On peut en discuter pendant une heure, mais ça ne fait pas beaucoup avancer les choses. C'est clair qu'il y a des choses qui pourraient se régler dans mon bureau. Au lieu de ça, souvent, ça se passe au conseil, dans une espèce de débat sur des choses pas tellement profondes. »

Six mois bien remplis

Au chapitre des réalisations des six derniers mois, le maire a souligné plusieurs projets dont le début des travaux dans le secteur Kent-Laval-Aubry, dans le centre-ville, le financement des Mosaïcultures de 2017, le choix d'un partenaire en Vision multisports Outaouais pour la construction du futur aréna Guertin, le financement de nouveaux programmes à l'Université du Québec en Outaouais et la mise en oeuvre des importantes réformes à l'urbanisme et dans les instances économiques. 

La Ville a aussi adopté son nouveau Plan de gestion des matières résiduelles, sa politique en agriculture urbaine, son plan d'action pour lutter contre les logements insalubres et l'envoi d'une trentaine de mises en demeure pour un remboursement volontaire des sommes volées grâce à des stratagèmes collusionnaires. 

Les réformes, c'est terminé... ou presque

Les grandes réformes amorcées par l'administration Pedneaud-Jobin en urbanisme et dans les instances économiques tirent à leur fin. « On va vraiment tourner la page en octobre prochain, a dit le maire. Les grands morceaux ont été traités. Pour moi, ce qui était urgent, profond et complexe, c'était l'urbanisme et ensuite l'économique. Dans les deux cas, c'est essentiellement terminé. » D'ici la fin du mandat, le conseil devra s'entendre sur la réforme des comités et commissions dont la nouvelle mouture sera applicable dès l'arrivée du prochain conseil, à l'automne 2017.

Des échéanciers serrés pour Guertin

Le maire Pedneaud-Jobin a précisé que la Ville sera en mesure de respecter les dates butoirs pour demander à Québec un projet de loi privé si cela devait être nécessaire dans le dossier du futur aréna Guertin. « C'est ce qu'on vise, on a toutes ces dates-là, elles changent selon l'outil nécessaire, nos avocats regardent ça, a-t-il dit. C'est clair qu'on va être en mesure d'agir rapidement. Cet enjeu-là a été mis sur la table dès notre première rencontre avec Vision multisports Outaouais. Nous devrons faire preuve de diligence. »

La pire journée du maire dans les six derniers mois...

Ça s'est passé le 16 mars dernier. La Cour supérieure du Québec donnait raison à l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (APCHQ) dans le dossier des frais de croissance. Une journée qui a coûté un peu plus de 10 millions $ aux Gatinois. L'enjeu des frais de croissance reviendra à la table du conseil cet automne. Les élus sont en attente d'une nouvelle réglementation permettant à la Ville d'exiger de nouveau des frais de croissance. 

... et la plus belle

L'inauguration de la Place Abinan, sur la rue Jacques-Cartier, il y a deux semaines, est un moment que le maire n'oubliera jamais. Conçue en collaboration avec la communauté de Kitigan Zibi, cette place est le symbole d'un tout nouveau lien entre Gatineau et les communautés autochtones, selon lui. « Ça touchait des valeurs profondes. Les communautés autochtones ont vécu et vivent des choses tout à fait inacceptables dans un pays riche comme le nôtre. Le maire de la quatrième plus grande ville au Québec n'était jamais allé à Kitigan Zibi et jamais leur chef n'avait auparavant été reçu à l'hôtel de ville. »

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