La Place des festivals en danger

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Une esquisse de ce à quoi ressemblerait la Place des festivals.

Courtoisie

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Le projet de Place des festivals au parc Jacques-Cartier « va probablement mourir » si les négociations ne peuvent pas reprendre avec la Commission de la capitale nationale (CCN), affirme la conseillère et présidente de la corporation, Louise Boudrias.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, voit les choses d'un autre oeil, affirmant plutôt que la CCN fait preuve d'« une très grande ouverture » pour donner un nouveau souffle au parc Jacques-Cartier, et qu'il n'y a qu'un « os » au niveau du plan d'affaires du promoteur Claude Hamelin.

Les négociations sont actuellement au point mort sur la question du modèle d'affaires avec la CCN, qui refuse de céder la gestion du parc à une tierce partie.

La présidente de la corporation Place de festivals, Louise Boudrias, a fait savoir qu'une lettre a été reçue comme une douche froide par les promoteurs du projet en mai dernier, car la CCN y précisait n'avoir « aucune intention de céder de quelque façon la gestion du parc Jacques-Cartier ». « On est dépourvu, il n'y a plus d'avancement », a-t-elle ajouté en évoquant que le projet « va probablement mourir » si rien ne débloque avec la CCN.

Les élus gatinois ont donc adopté mardi soir une résolution pour demander une reprise des négociations sur la base des exigences de l'organisme fédéral en matière de modèle d'affaires.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, a souligné que les dirigeants de la CCN « n'abandonneront pas leur droit de gérer leur propre terrain ». « Là où il y a un os, c'est dans le modèle d'affaires », a lancé le maire en soulignant qu'il y a tout de même lieu de rappeler à la CCN que le site est sous-utilisé.

M. Pedneaud-Jobin ne voyait d'ailleurs pas le besoin réel de passer par une résolution du conseil municipal, et estime que les discussions vont bon train avec la CCN.

« Moi, je n'ai aucune réserve - et j'insiste là-dessus -, aucune réserve sur le projet lui-même et ses objectifs, a mentionné le maire. [...] Là où j'ai un problème, c'est la mécanique. La CCN a été très claire, ils ne veulent pas laisser un privé gérer un parc national. »

GESTION PARTAGÉE

L'« objectif ultime » du conseil doit ainsi être sur l'animation et les infrastructures souhaitées pour le parc Jacques-Cartier, estime M. Pedneaud-Jobin. « Ça peut être une gestion partagée, il y a toutes sortes de choses qui peuvent être sur la table », affirme-t-il.

Louise Boudrias affirme pour sa part que la résolution permettra de « démontrer qu'on a besoin d'aménagement au parc Jacques-Cartier pour répondre aux besoins de la Ville de Gatineau au niveau de l'animation et du développement touristique ». Elle souligne toutefois que malgré l'adoption de la résolution, rien n'est gagné, puisqu'il faut attendre que la CCN se montre prête à reprendre les négociations.

« Si après ça, il n'y a vraiment rien à faire et [que le projet] ne peut pas voir le jour, et bien à ce moment-là on dira que le projet est fini, que c'est tombé », a-t-elle conclu.

La plus récente mouture du projet consisterait en deux phases de travaux répartis sur trois ans. La première phase, dans la section du parc Jacques-Cartier située près du pont Alexandra, coûterait 28,7 millions $. La deuxième phase, à l'est du pont Macdonald-Cartier, coûterait 8 millions $.

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