Les policiers de Gatineau entament des moyens de pression

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Depuis 23 h, mercredi, les autopatrouilles du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) sont affublées d'autocollants dénonçant ce que le syndicat estime être des «négociations truquées».

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La Fraternité des policiers de Gatineau a perdu confiance en la volonté de la Ville de vouloir négocier une nouvelle convention collective de bonne foi et lance une première vague de moyens de pression.

Depuis 23 h, mercredi, les autopatrouilles du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) sont affublées d'autocollants dénonçant ce que le syndicat estime être des « négociations truquées ». Les autocollants sur lesquels ont peut lire « au voleur, les négociations sont truquées, au voleur, les régimes de retraite en santé sont charcutés » ont été placés sur les vitres-triangles des portières arrière des véhicules, ainsi que dans les coins supérieurs droit et gauche de la lunette arrière des autopatrouilles. 

« On se retrouve aujourd'hui en arbitrage devant un employeur qui visiblement ne veut pas régler notre convention collective, affirme le président de la fraternité, Jean-Pierre Bussière. Les négociations sont truquées. Nous sommes convaincus que notre perception est la bonne. »

Le syndicat des policiers accuse la Ville de tout faire pour retarder le processus de négociation et d'arbitrage pour profiter des futures dispositions du projet de loi 110 qui permettra aux villes de recommander au gouvernement provincial d'imposer les conditions de travail de ses employés.  

« Il est clair que les représentants patronaux attendent de voir ce que les promesses inscrites au pacte fiscal pourraient leur offrir de plus pour négocier avec nous, ajoute M. Bussière. Le gouvernement provincial s'ingère dans notre négociation en faisant miroiter aux municipalités des promesses, ce qui a des effets directs sur nos pourparlers. »

« 24 h sur 24 s'il le faut »

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, n'a pas tardé à renvoyer la balle au syndicat des policiers en se disant prêt à négocier nuit et jour s'il le faut. « Si le syndicat des policiers veut s'asseoir et discuter, nous sommes tout à fait disposés à le faire, a-t-il dit. On le répète depuis qu'eux ont décidé d'aller en arbitrage. Si les policiers veulent sortir de l'arbitrage et négocier, nous sommes prêts à le faire 24 heures sur 24. Nous faisons des offres tout à fait raisonnables et nous avons réussi à nous entendre avec quatre syndicats à l'intérieur du même cadre [de négociation]. Je suis convaincu que si tout le monde est raisonnable, on peut s'entendre. »

Quant au processus d'arbitrage entamé à la demande de la Fraternité des policiers, le maire indique ne pas vouloir perdre de temps et d'énergie dans un processus qui deviendra de toute façon caduc avec l'adoption éventuelle du projet de loi 110. « On veut d'abord comprendre le projet de loi et surtout on ne veut pas perdre de temps et d'énergie, a-t-il dit. Le cadre va changer avec ce projet de loi et on ne veut pas se retrouver dans un processus d'arbitrage qu'on fait pour rien et qu'on doit recommencer sous un nouveau cadre. » Le maire a tenu à souligner la « retenue » avec laquelle les policiers entament leurs premiers moyens de pression. « Ça fait partie des outils à leur disposition, ils ont le droit de faire connaître leur opinion, et je suis content de sentir de leur part une certaine retenue pour ne pas abîmer les voitures, a-t-il dit. S'il y a des dommages, on va refiler la facture au syndicat. »

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