Projet immobilier dans Limbour: les résidents inquiets

Le conseiller Cédric Tessier s'oppose toujours au changement... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le conseiller Cédric Tessier s'oppose toujours au changement de zonage.

Etienne Ranger, LeDroit

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Près de 100 citoyens se sont rassemblés mardi soir, afin de faire part de leurs craintes face au projet immobilier d'une centaine de logements dans le district Limbour. Les questions d'infrastructure et de circulation ont fait réagir les participants à la consultation publique tenue à la Maison du citoyen.

La rencontre avait pour objectif d'informer les citoyens sur le règlement de zonage susceptible d'approbation référendaire pour permettre la création d'une nouvelle zone résidentielle entre la rue Limbour et le chemin des Érables. Ce changement ferait passer de deux à quatre étages la hauteur des habitations qui pourront être construites dans le secteur.

Plusieurs résidents du district Limbour sont d'avis que les rues du secteur ne sont pas aménagées pour répondre au flot d'automobiles.

« On est rendu qu'on vit presque sur l'autoroute Le Roy, a illustré Diane Grégoire. On en a marre ! Vous n'êtes pas capable de faire respecter la circulation qui ne doit pas avoir sur du Sommelier et qui continue à passer. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous augmentez les logis, vous augmentez les autos. Les rues ne sont pas faites pour ça et moi je n'en veux pas sur ma rue. Le monde qui bifurque pour passer sur Le Roy, ça va faire ! [...] Qu'est-ce que vous allez faire pour nous aider ? »

Le propriétaire du terrain, Christian Brunet, compte construire 13 unités de deux à quatre étages pour un total de 100 logements. Il a tenu à rassurer les citoyens en indiquant cibler une clientèle âgée de 55 ans et plus, pour atténuer les impacts sur la circulation aux heures de pointe. M. Brunet indique avoir tenté à quelques reprises de discuter avec les résidents du district Limbour, sans succès. « Je veux briser le silence. Ça fait deux ans que je veux informer les gens avec les détails de mon projet. Je suis ouvert à dialoguer avec eux », a-t-il indiqué.

Plusieurs travaux ont été réalisés depuis l'acquisition du terrain par M. Brunet. Entre autres, il a déboisé une partie du terrain sans autorisation et a été mis à l'amende. 

De leur côté, les résidents inondés des rues du Virgilier, Poirier et Paquin avaient eux aussi de nombreuses inquiétudes et craignent de revivre le cauchemar des refoulements d'égouts. Entre 1994 et 2011, cinq inondations ont touché leurs maisons. 

« Les 100 logements on n'a pas de problème que ça se développe. Notre problème ce sont les inondations et les refoulements d'égouts. [...] La nappe phréatique en mange un sacré coup quand on fait de la déforestation. C'est sûr que ça nous inquiète au plus haut point. Quand un entrepreneur fait des coupes sans autorisation il met les gens autour à risque. [...] La Ville a-t-elle prévu des infrastructures pour ça ? Va-t-il y avoir un bassin de rétention pour retenir ces eaux-là ? On ne veut pas juste des réponses, on veut des garanties qu'on ne refera pas l'objet de refoulement d'égout avec ce projet », a affirmé Michelle Légaré, porte-parole des résidents inondés.

Au terme de la rencontre, mardi soir, le conseiller Cédric Tessier a maintenu sa position et s'oppose toujours au changement de zonage.

Le conseil municipal - qui a voté majoritairement en faveur en mars dernier - doit se pencher à deux autres reprises sur le dossier, soit le 5 juillet et le 30 août. 

Les citoyens pourront demander une approbation référendaire entre les 13 et 21 juillet. Si assez de résidents en font la demande, un registre pourra être ouvert en septembre prochain.

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