Projet immobilier controversé dans Limbour

Le conseiller Cédric Tessier s'inquiète de l'impact qu'aura... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Le conseiller Cédric Tessier s'inquiète de l'impact qu'aura le développement immobilier sur la circulation automobile déjà dense dans le secteur.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Le quartier Limbour se mobilise de nouveau pour tenter d'influencer la Ville de Gatineau. Cette fois, les résidents du secteur du chemin des Érables et des environs pourraient tenter de renverser une décision du conseil municipal en bloquant un projet immobilier d'une centaine de portes.

Ces derniers peuvent compter sur l'appui du conseiller du secteur, Cédric Tessier, et du maire Maxime Pedneaud-Jobin. Les deux élus, tout comme les quatre autres membres d'Action Gatineau à la table du conseil municipal ont voté, en mars dernier, contre le changement de zonage qui doit permettre de faire passer de deux à quatre étages la hauteur des habitations qui pourront être construites dans le secteur.

Le comité consultatif d'urbanisme (CCU) n'avait pas donné son appui à ce projet immobilier, même si l'administration en recommandait son adoption. M. Tessier précise qu'un compromis avait été proposé au propriétaire du terrain, mais ce dernier l'a refusé. La proposition de la Ville avait pour effet de limiter à deux étages les habitations construites dans la zone déjà développée et de permettre les quatre étages dans le secteur qui n'est pas encore développé. 

«Ce projet inquiète beaucoup de gens dans le quartier, explique M. Tessier. Le propriétaire du terrain a déjà fait beaucoup de travaux, dont certains étaient illégaux. Il a déboisé et fait du remblaiement sur un ruisseau. Il a été mis à l'amende, mais refusait de payer. Le tout s'est réglé hors cour, comme par magie, une semaine avant que le conseil adopte son projet, en mars dernier.»

M. Tessier s'inquiète de l'impact qu'aura ce développement immobilier sur la circulation automobile déjà dense dans le secteur. «Mais la principale raison de mon opposition c'est la construction d'habitations de quatre étages dans un quartier déjà zoné unifamilial où la hauteur est limitée à deux étages», note-t-il. 

Registre et référendum

Les citoyens du quartier auront l'occasion de se faire entendre, mardi soir, lors d'une consultation publique sur le projet à la Maison du citoyen. M. Tessier s'attend à ce que l'ouverture d'un registre ait lieu. «Ça ne prend que 12 signatures, dit-il. Je suis aussi confiant que le nombre de signatures au registre sera suffisant pour demander un référendum. Je suis déjà en contact avec les citoyens. Il y a déjà une stratégie qui a été établie. Je suis confiant que les citoyens arriveront à bloquer ce projet.»

Inondations

Les citoyens du secteur de la rue du Virgilier qui ont été inondés à cinq reprises entre 1994 et 2011 craignent aussi que la construction de 100 nouvelles portes en amont de leurs rues ait un impact sur les égouts pluviaux et sanitaires du secteur. «Le conseiller Tessier s'inquiète pour la circulation, mais nous, dans le quartier, ce sont les futures inondations qui nous inquiètent, affirme Michelle Légaré, porte-parole des citoyens des rues inondées au cours des dernières années. Il y a eu la construction de deux bassins de rétention ainsi que de ponceaux, mais là est-ce qu'on va revenir à la case départ ? Nous n'avons pas d'objection au développement de la Ville, mais elle doit s'assurer d'avoir les infrastructures capables d'y faire face.»

M. Tessier est d'avis que les craintes de ces citoyens ne sont pas fondées. Selon lui, le futur promoteur immobilier ne pourra pas construire ses habitations si le réseau d'égouts pluviaux et sanitaires n'est pas en mesure d'accepter un surplus causé par le nouveau développement immobilier.

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